L'action Stellantis en tête du CAC 40, après un repli de 50 % sur un an
Stellantis signe ce vendredi la meilleure performance du CAC 40, dans un indice parisien lui-même orienté à la hausse. Le rebond intervient alors que le titre reste lesté d'une glissade de plus de 50 % sur un an, dans un contexte de marché marqué par les tensions sur la dette souveraine française.
Un rebond en tête du CAC 40 malgré un abaissement d'objectif de CIC Market Solutions
En séance, Stellantis gagne 4,97 % à 4,04 €, effaçant une partie du terrain perdu depuis l'annonce d'arrêts temporaires de production dans trois usines françaises en octobre. Le CAC 40 progresse de son côté de 1,1 %, ce qui rend le mouvement du constructeur d'autant plus visible. CIC Market Solutions a abaissé son objectif de cours le 30 septembre, le ramenant de 5,50 € à 4,50 €, tout en maintenant son avis « conserver » — un niveau qui, au cours actuel, représente encore un potentiel d'environ 11 %. En cumul sur un mois, le titre accuse néanmoins un repli de 12,92 %, et de 21,53 % sur trois mois. Les immatriculations de septembre avaient par ailleurs illustré une relative sous-performance : Stellantis n'a progressé que de 1,75 % en France, contre 7,8 % pour le marché total, même si le groupe reste leader en cumul depuis janvier.
Une configuration technique toujours sous ses trois moyennes mobiles, RSI au bord de la survente
Malgré ce sursaut, la configuration graphique reste contrainte. Le titre cote à 4,04 €, soit 6,54 % en dessous de sa moyenne mobile à 20 jours (4,32 €) et 11,84 % sous celle à 50 jours (4,58 €). La MM200, à 6,21 €, reste très loin au-dessus, à un écart de près de 35 %. Le RSI à 30 frôle la zone de survente, ce qui traduit l'épuisement vendeur accumulé depuis plusieurs semaines sans pour autant constituer un signal de retournement.
Le seuil de résistance le plus proche se situe à 4,80 €, un niveau que le titre n'a pas revu depuis plusieurs semaines. Lors de la publication des résultats du premier semestre 2026 (le 30 juillet), Stellantis avait mis en avant la progression de 7 % de sa division Pro One, tout en reconnaissant que l'alignement des prix des fourgons électriques sur le diesel pesait sur les marges. Selon le consensus des analystes recensés, le titre se traite autour de 7 fois les bénéfices attendus de l'exercice en cours, un multiple bas qui reflète l'incertitude persistante sur la trajectoire du groupe. La résistance à 4,80 € constitue le premier palier à franchir pour que le rebond du jour prenne de la consistance.