L'action Stellantis rebondit de 1,5 % et grimpe à la 2e place du CAC 40
Le constructeur italo-américain tente une nouvelle fois de se redresser en milieu de matinée à la Bourse de Paris. Le titre figure aux avant-postes de l'indice parisien, alors qu'il reste lourdement sanctionné sur le trimestre. Le rebond intervient sur des niveaux techniques encore éprouvés.
Un rebond qui s'inscrit dans un dossier lourdement pénalisé sur le trimestre
L'action Stellantis gagne 1,38 % à 5,15 € en séance, se hissant à la deuxième place du CAC 40, juste derrière Publicis. Le mouvement porte la performance hebdomadaire à +6,47 %, sans pour autant refermer le repli trimestriel toujours proche de 31 %. Sur un an, la valeur cède près de 35 %.
Le titre reste ainsi sur des niveaux inédits depuis plusieurs années, après avoir touché un plus bas de cinq ans début juillet. Le contexte sectoriel reste tendu : les livraisons du deuxième trimestre publiées le 13 juillet ressortaient en hausse de 10 % sur un an, sans enrayer la défiance qui pèse sur le dossier. Le rebond du Brent, qui progresse encore de plus de 3 % à 90,94 $ le baril sur fond de tensions dans le détroit d'Ormuz, ajoute une pression indirecte sur les constructeurs automobiles via le coût du carburant.
Un cours toujours nettement décroché de ses moyennes mobiles et un RSI en zone de survente
Sur le plan des indicateurs, le cours reste très en dessous de ses trois moyennes mobiles : l'écart atteint 16 % avec la MM20 (6,14 €), 20 % avec la MM50 (6,46 €) et près de 33 % avec la MM200 (7,71 €). Le RSI à 29 signale une configuration de survente, cohérente avec la glissade des dernières semaines et le rebond technique en cours. Le seuil de support identifié à 5,27 € reste la référence proche à surveiller, alors que la première résistance se situe autour de 7,02 €.
Selon le consensus des analystes recensés, l'action se paie environ 6,3 fois les bénéfices de l'exercice en cours et 3,7 fois ceux de l'exercice suivant. Prochaine échéance concrète pour le dossier : la publication des comptes du premier semestre, dont la date sera confirmée par le groupe, alors que la révision de cible par JP Morgan début juillet a déjà pesé sur la trajectoire récente du titre.