L'action Stellantis s'effondre de 23 % et atteint un plus bas historique
L'action Stellantis a enregistré ce vendredi 6 février un plongeon de 23,25 %, à 6,273 euros. Le titre du constructeur automobile franchit ainsi un nouveau record à la baisse sur six ans, enfonçant le précédent plancher de 7,265 euros. Cette débâcle boursière porte à 50 % la chute du titre sur un an.
Des charges massives de 22,2 milliards d'euros et la suppression du dividende
La déroute boursière fait suite à l'annonce de charges exceptionnelles colossales de 22,2 milliards d'euros enregistrées au second semestre 2025. Ce montant, exclu du résultat opérationnel ajusté, s'inscrit dans le cadre d'une réinitialisation stratégique de l'activité du groupe. Le constructeur a également dévoilé une perte nette sur l'exercice complet 2025, marquant une rupture avec ses performances antérieures.
Parallèlement, Stellantis a décidé de suspendre le versement du dividende annuel 2026, une mesure qui pénalise directement les actionnaires et accentue la pression vendeuse sur le titre. Les investisseurs anticipent désormais la publication des résultats annuels complets prévue le 26 février prochain, dans un contexte d'incertitude majeure sur la capacité du groupe à retrouver rapidement une trajectoire bénéficiaire. Par ailleurs, le groupe a cédé sa participation dans NextStar Energy à LG Energy Solution, qui en détient désormais la pleine propriété suite à une décision stratégique conjointe.
Un profil technique profondément dégradé sous toutes les moyennes mobiles
D'un point de vue graphique, l'effondrement du jour accentue la détérioration technique amorcée depuis plusieurs trimestres. Le cours s'inscrit désormais largement sous ses principales moyennes mobiles : la MM20 à 8,43 euros, la MM50 à 9,17 euros et la MM200 à 8,71 euros. Cet écart croissant traduit une tendance baissière installée durablement et confirme la faiblesse structurelle du titre.
L'indicateur RSI s'établit à 45, signalant une zone de neutralité sans signal de rebond imminent. La volatilité mensuelle ressort à 10,71, reflétant une nervosité élevée sur le dossier dans un marché attentiste avant les publications financières à venir. Avec une chute de 28,77 % sur trois mois et une dynamique hebdomadaire négative de 22,67 %, le titre reste sous forte pression vendeuse et aucun support technique solide ne semble en mesure de contenir la baisse à court terme.