L'action Stellantis termine stable à la clôture malgré des avis d'analystes divergents
Le titre Stellantis a clôturé la séance du vendredi 9 janvier en très légère baisse de 0,09 % à 9,40 euros, dans des volumes modérés représentant 0,11 % du capital échangé. Cette quasi-stabilité contraste avec des signaux contrastés émis par deux grandes banques d'affaires ce matin même, Jefferies relevant son objectif de cours tandis que Barclays abaissait le sien.
Une journée de consolidation après des recommandations opposées
Jefferies a relevé son objectif de cours à 13 euros contre 11 euros, tandis que Barclays l'a abaissé à 10 euros contre 12,5 euros, reflétant des visions divergentes sur le constructeur franco-italo-américain. Le titre évolue désormais au-dessus de sa moyenne mobile 200 jours à 8,71 euros, signe d'une dynamique technique de moyen terme toujours positive malgré un repli annuel de 24,52 %. Les actions Stellantis ont grimpé de 2,3 % en séance sur les marchés européens avant de se stabiliser à la clôture parisienne. Le RSI à 29 points indique une zone de survente technique, laissant entrevoir un potentiel de rebond si le seuil de support majeur à 8,93 euros n'est pas franchi à la baisse. La volatilité mensuelle à 6,95 % reste contenue, tandis que le volume de 0,11 % témoigne d'une prudence des investisseurs face à ces avis contradictoires.
Le consensus des analystes demeure partagé. Jefferies anticipe un point d'inflexion favorable en 2026, avec un objectif à 13 euros impliquant un potentiel de hausse de 38 % par rapport au cours actuel. À l'inverse, l'objectif de Barclays à 10 euros avec une recommandation pondération de marché suggère une appréciation limitée à 6 %. D'autres maisons comme Oxcap Analytics et UBS affichent des objectifs à 12 euros avec des recommandations positives, tandis qu'Exane BNP Paribas reste sur une opinion de sous-performance depuis décembre.
Des indicateurs techniques qui plaident pour la prudence
Sur le plan technique, le MACD affiche un histogramme négatif à -0,08, confirmant l'absence d'un signal d'achat franc à court terme malgré un indicateur de Scholes orienté à l'achat. Le cours actuel se situe au-dessus de la moyenne mobile 50 jours à 9,34 euros, mais reste sous pression avec une bande de Bollinger supérieure à 10,36 euros qui constitue une résistance immédiate. L'indicateur CMF à -0,16 témoigne d'une sortie de capitaux progressive, tandis que l'OBV négatif confirme un déséquilibre entre volumes acheteurs et vendeurs depuis plusieurs semaines.
Le constructeur évolue dans un corridor serré entre son support à 8,93 euros et sa résistance à 10,41 euros, dans un contexte sectoriel automobile européen marqué par les incertitudes réglementaires et la concurrence chinoise. La performance hebdomadaire quasi nulle à +0,02 % et trimestrielle limitée à +1 % illustre l'attentisme des marchés, qui attendent des signaux plus clairs sur la trajectoire de redressement du groupe. Les prochaines échéances, notamment la publication des résultats du quatrième trimestre prévue début mars, seront déterminantes pour confirmer ou infirmer les anticipations optimistes de certains analystes.