L'action THALES recule de 2,8% vendredi, malgré des résultats trimestriels au-dessus des attentes
Thales termine la semaine en retrait de 2,8%, le titre cédant du terrain à 253,40 euros vendredi après une clôture à 260,70 euros la veille. Cette correction intervient après la publication, mercredi, de résultats du troisième trimestre dépassant les prévisions des analystes. Les échanges restent limités en volume, avec une part de capital échangée inférieure à 0,1%, témoignant d'une liquidité réduite en fin de semaine.
Le recul vendredi du titre phare de la défense française tranche avec la dynamique positive qui caractérise l'action depuis plusieurs mois. Sur sept jours, Thales affiche une performance quasi stable de -0,16%, tandis que la progression depuis le début de l'année atteint 66,66%, soit une surperformance nette comparée au CAC 40, gainant 9,71% sur la même période. Sur trois mois, la progression de 6,47% souligne une tendance constructive interrompue uniquement par cette séance baissière de clôture. Cette correction technique intervient dans un contexte d'échanges peu animés, les volumes restant très limités ce vendredi 24 octobre. Le secteur de la défense et de l'aérospatial connaît une performance généralement soutenue au sein de l'indice CAC 40, qui termine la journée quasiment stable à 8225,63 points. Thales décroche ainsi du mouvement général du marché, suggérant une dynamique propre au titre plutôt qu'une capitulation sectorielle. La volatilité mesurée sur un mois s'établit à 9,12%, traduisant une certaine stabilité relative malgré les mouvements de cette journée.
Les résultats communiqués le 23 octobre constituent un élément de contexte majeur pour cette dernière séance de la semaine. Sur les neuf premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires de Thales atteint 15,26 milliards d'euros en croissance organique de 9,1%, devançant le consensus attendu à 15,13 milliards. La dynamique commerciale s'avère encore plus robuste : les prises de commandes ressortent à 16,76 milliards, en progression de 9% en organique, contre 15,72 milliards prévus par le marché. Le groupe confirme bénéficier de la remilitarisation dans la zone euro, avec une accélération du segment défense progressant de 14% sur les neuf mois et une dynamique aérospatiale affichant 6,9% de croissance. Supérieures au chiffre d'affaires cumulé à fin septembre, les commandes enregistrées renforcent la visibilité à moyen terme. Thales a également confirmé mercredi ses objectifs pour l'exercice 2025 : une croissance organique du chiffre d'affaires entre 6% et 7%, accompagnée d'une marge opérationnelle courante comprise entre 12,2% et 12,4%. Cette validation des guidance, malgré une géopolitique tendue, offre une assurance sur la trajectoire du groupe.
D'un point de vue technique, l'indice de force relative (RSI) pointé à 42 reflète une position neutre tendant vers la faiblesse à court terme. L'oscillateur MACD affiche une ligne à 2,37 contre une ligne de signal à 3,54, générant un histogram négatif de -1,17, signe d'une pression vendeuse émergente. Le titre évolue cependant au-dessus de ses deux principales moyennes mobiles, avec la MM50 à 246,20 euros et la MM200 à 233,89 euros, tant le support à la hausse que les repères moyen terme demeurent intacts. Les bandes de Bollinger encadrent le mouvement avec un seuil supérieur à 272,85 euros et une limite inférieure à 246,79 euros, délimitant une fourchette de plus de 26 euros. Le support technique immédiat s'établit à 245,40 euros, tandis que la résistance se situe à 273,00 euros, laissant à Thales un espace de manœuvre de quelques pourcents dans les deux directions.