L'action Total recule en clôture malgré deux relèvements de recommandation
Repli limité dans un marché attentiste
L'action TotalEnergies a clôturé la séance de jeudi à 53,38 euros, en léger recul de 0,24 % par rapport à la veille. Le titre a évolué dans une fourchette étroite entre 53,30 euros et 54,22 euros, avec seulement 0,16 % du capital échangé, témoignant d'une relative atonie des volumes. Cette consolidation intervient après une semaine difficile, marquée par un repli de 3,98 % sur sept jours, même si le titre conserve un gain de 4,93 % sur trois mois.
D'un point de vue technique, l'action évolue désormais au ras de sa moyenne mobile à 200 séances, établie à 53,29 euros, signe d'une stabilisation après plusieurs semaines de correction. Le RSI à 37 indique une zone de survente approchante, laissant entrevoir un possible rebond technique à court terme si le titre confirme son maintien au-dessus de ce support psychologique. Le franchissement du seuil de résistance à 57,18 euros constituerait un signal encourageant pour les investisseurs.
Jefferies et UBS affichent leur confiance pour 2026
Jefferies a relevé ce jeudi sa recommandation de conserver à acheter, avec un objectif de cours porté de 58 à 66 euros, soit un potentiel de hausse de 23,6 % par rapport au cours actuel. Cette révision s'inscrit dans une refonte complète de la couverture du secteur pétrolier européen, où TotalEnergies figure parmi les rares valeurs à bénéficier d'une revalorisation en dollars. UBS a de son côté maintenu sa recommandation d'achat tout en ajustant légèrement son objectif de 62 à 61 euros, soit encore 14,2 % de potentiel.
Ces prises de position interviennent dans un contexte où le GNL est identifié comme le plus important segment de croissance pour les compagnies pétrolières intégrées, un domaine où TotalEnergies dispose d'une forte exposition. Les analystes soulignent également la discipline financière du groupe, qui prévoit entre 3 et 6 milliards de dollars de rachats d'actions en 2026, contribuant à soutenir le cours malgré la baisse des prix du pétrole. Avec un dividende trimestriel maintenu à 0,85 euro par action et un rendement annualisé de 6,1 %, la valeur conserve son attractivité auprès des investisseurs en quête de revenus réguliers.