Le CAC 40 en panne : le luxe sauve la mise pendant que Bouygues et Capgemini décrochent
Le CAC 40 cède 0,2 % à 8 282,59 points jeudi 7 mai en début d'après-midi, dans une séance hésitante où les valeurs du luxe tirent leur épingle du jeu. La cote parisienne se cherche un cap, partagée entre 20 hausses et 19 baisses, à rebours d'un Wall Street qui a aligné de nouveaux records la veille.
Une séance parisienne à contre-courant des records américains
L'ambiance est nettement plus prudente sur les bords de Seine que sur les autres places mondiales. Le Nasdaq a bondi de 2,02 % et le S&P 500 a gagné 1,46 % à la clôture précédente, tandis que le Nikkei 225 s'est envolé de 5,58 % à Tokyo et que le Hang Seng a progressé de 1,57 % à Hong Kong. Paris, elle, fait du surplace, à l'image du DAX (-0,15 %) et du FTSE 100 (-0,54 %). Le SBF 120 recule également de 0,25 %, et le STOXX 600 abandonne 0,22 %.
La toile de fond reste marquée par le reflux brutal du Brent, qui a reflué sous les 99 dollars ce matin sur fond d'espoirs d'un cadre diplomatique entre Washington et Téhéran. Cet allègement de la prime de risque géopolitique a profité aux indices outre-Atlantique et asiatiques, mais peine à se transmettre à la cote parisienne, où la dispersion témoigne d'une séance sans direction nette.
Le luxe en chef de file, Legrand soutenu par ses résultats
En tête de l'indice, le luxe se distingue. Kering s'adjuge 2,77 % à 250 euros, suivi par Hermès International, qui gagne 2,12 % à 1 707 euros. Le secteur du tourisme suit la même tonalité avec Accor, en hausse de 1,95 % à 45,47 euros.
Legrand avance pour sa part de 1,69 % à 162,80 euros après la publication d'un chiffre d'affaires en hausse de 11,4 % au premier trimestre, à 2,537 milliards d'euros, avec une marge opérationnelle ajustée stable à 20,7 %. La contrepartie figure aussi dans la publication : un endettement net qui grimpe à 4,67 milliards d'euros, contre 3,03 milliards un an plus tôt, conséquence de la stratégie d'acquisitions du groupe.
Renault complète le quintet de tête avec une progression de 1,66 % à 31,21 euros. Le constructeur a annoncé l'enrichissement de la gamme Clio avec un nouveau moteur Eco-G 120 ch bicarburation essence/GPL.
Bouygues et Capgemini lestent l'indice, Danone et Pernod Ricard suivent
Du côté des baisses, Bouygues ferme la marche en cédant 2,91 % à 51,46 euros, après avoir publié un chiffre d'affaires en recul de 1,7 % à change constant au premier trimestre, à 12,2 milliards d'euros. Le groupe a néanmoins maintenu son résultat opérationnel courant à 77 millions d'euros et allégé sa dette nette de 2 milliards d'euros sur un an. Dans le même temps, le groupement Feronord, associant Bouygues Travaux Publics et Colas Rail, a décroché un contrat ferroviaire de 1,2 milliard d'euros en Suède.
Capgemini perd 2,86 % à 101,95 euros, au lendemain d'une émission obligataire de 800 millions d'euros à 7 ans, sursouscrite 2,7 fois et assortie d'un coupon de 3,875 %, destinée à refinancer un emprunt arrivé à maturité en avril.
Le compartiment de la consommation et de la santé est également pénalisé. Danone abandonne 2 % à 63,62 euros, Pernod Ricard recule de 1,94 % à 64,78 euros et Sanofi cède 1,69 % à 73,38 euros. Une combinaison qui contribue à expliquer le retard de Paris sur les autres grandes places mondiales en ce début d'après-midi.