Le CAC 40 Paris s'enfonce sous les 8 160 points, plombé par Thales, Hermès et BNP Paribas
Le CAC 40 cède 0,61 % vendredi 8 mai à la mi-journée, à 8 151,97 points, dans une séance largement orientée à la baisse. La cote parisienne affiche une dispersion défavorable dans des volumes limités en ce jour férié, avec 32 valeurs en repli pour seulement 8 en hausse.
Une matinée de consolidation sur l'ensemble des places européennes
L'ambiance est uniformément lourde sur les grandes places du Vieux Continent. Le DAX allemand recule de 0,66 %, le STOXX 600 abandonne 0,51 % et le FTSE 100 limite la casse à -0,20 %. Outre-Atlantique, les références américaines renvoient également une image négative, avec un S&P 500 et un Nasdaq en repli respectif de 0,38 % et 0,13 % à la dernière clôture disponible. En Asie, le Hang Seng a terminé en baisse de 0,87 %, le Nikkei 225 de 0,19 %. Cette synchronisation des marchés mondiaux imprime à la séance parisienne une tonalité de consolidation, après deux mois dominés par les à-coups liés à la guerre au Moyen-Orient et aux variations du cours du pétrole. Le Brent est repassé depuis hier sous le seuil des 100 dollars.
Avec 32 valeurs du CAC 40 dans le rouge contre 8 dans le vert et aucune stable, la séance ne dégage pas de thématique sectorielle dominante : le repli touche aussi bien le luxe que la défense, la banque ou les services aux entreprises.
Stellantis, Schneider et Engie surnagent dans un marché morose
Au sein du peloton restreint des hausses, Stellantis prend la tête avec un gain de 0,84 % à 6,46 euros. Le constructeur a annoncé cette semaine la nomination de Roberta Zerbi à la direction de l'excellence du parcours client pour l'Europe élargie, et l'ouverture à Casablanca de son premier centre de démontage de véhicules en Afrique, dans le cadre de sa stratégie d'économie circulaire.
Schneider Electric progresse de 0,60 % à 276,85 euros, suivie d'Engie (+0,52 % à 27 euros). L'énergéticien profite encore de l'écho de sa publication trimestrielle de jeudi, avec un chiffre d'affaires en recul de 9,5 % au premier trimestre mais des perspectives 2026 confirmées, et de la finalisation anticipée de l'acquisition de UK Power Networks. Orange (+0,40 %) et TotalEnergies (+0,37 % à 75,55 euros) complètent ce carré de résistance, dans un contexte énergétique marqué par la décrue récente du Brent.
Thales, Hermès et BNP Paribas en première ligne du repli
Côté baisses, la défense paie le tribut le plus lourd. Thales chute de 2,03 % à 231,10 euros, plus forte baisse de l'indice. Le groupe d'électronique de défense subit le contrecoup direct du climat de désescalade qui s'est installé depuis le début du mois autour du dossier USA-Iran, avec la suspension de l'opération militaire américaine dans le détroit d'Ormuz et l'annonce de discussions vers un mémorandum d'accord. Cette toile de fond géopolitique allège mécaniquement la prime de risque qui s'était installée sur le compartiment.
Le luxe est également pénalisé, Hermès International cédant 1,79 % à 1 671,50 euros. Les financières suivent, avec BNP Paribas en repli de 1,62 % à 91,73 euros. Renault recule de 1,49 % à 28,51 euros, tandis que Bureau Veritas abandonne 1,40 % à 25,99 euros. Ce mouvement transversal, qui frappe à la fois la défense, le luxe, la banque et les services, illustre une séance de prises de bénéfices généralisées plutôt qu'un choc sectoriel ciblé.