L'action TotalEnergies grimpe de 1,5 % et se hisse dans le peloton de tête du CAC 40
La major pétrolière française s'installe dans le peloton de tête du CAC 40 lundi matin, alors que les tensions au Moyen-Orient relancent le baril. Le rebond intervient après un mois de juin difficile pour le titre, encore éloigné de ses moyennes mobiles de court terme.
Le baril repart à la hausse sur fond de nouvelle escalade entre Washington et Téhéran
L'action TotalEnergies gagne 1,65 % à 69,51 € en séance, contre une progression de 0,07 % pour le CAC 40 au même moment. Le titre se place ainsi au deuxième rang de l'indice, derrière Orange (+2,27 %). La séance s'inscrit dans le sillage du bond du Brent, qui progresse de 3,38 % à 78,58 dollars le baril, alors que les États-Unis ont mené une nouvelle vague de frappes contre des cibles iraniennes durant le week-end.
Les Gardiens de la révolution ont revendiqué des attaques contre des bases américaines au Koweït et à Bahreïn, chaque camp affirmant contrôler le détroit d'Ormuz, par lequel transitait environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié échangés dans le monde avant le conflit. La major pétrolière retrouve la même dynamique que lors de la séance du 8 juillet, où elle avait déjà tiré parti d'une flambée du baril liée aux tensions géopolitiques.
Un rebond qui ne comble pas encore l'écart aux moyennes mobiles de court terme
Malgré la hausse du jour, le titre reste 7,22 % en dessous de sa MM20 (74,92 €) et 9,13 % en dessous de sa MM50 (76,49 €), traces d'un mois de juin lourd (−9 % sur trente jours). La MM200, à 64,00 €, reste en revanche 8,61 % sous le cours, ce qui préserve l'orientation haussière de moyen terme. Le RSI à 31 traduit un état proche de la survente, cohérent avec le repli trimestriel de 11,58 %.
Le titre évolue juste sous son seuil de support à 70,34 €, franchi à la baisse fin juin et qui fait désormais office de zone à reconquérir. Sur la base du bénéfice par action attendu, l'action se paie environ 7,1 fois les bénéfices de l'exercice en cours, selon le consensus des analystes recensés. La trajectoire du baril reste le principal fil directeur des prochaines séances, dans un contexte où l'offre mondiale demeure, selon l'AIE, 9,4 millions de barils/jour sous les niveaux d'avant-conflit.