L'action Ubisoft Entertain chute de 5,5 %, lanterne rouge du SBF 120
L'éditeur de jeux vidéo subit une forte correction ce mercredi, dans un SBF 120 quasi stable, et se retrouve bon dernier de l'indice élargi. Le repli ramène le titre sous l'ensemble de ses moyennes mobiles, effaçant le redressement technique observé fin juillet.
Un décrochage de plus de 5 % qui ramène Ubisoft sous toutes ses moyennes mobiles
L'action Ubisoft Entertain perd 5,41 % à 5,28 € en séance, lanterne rouge du SBF 120 alors que l'indice élargi oscille à l'équilibre (+0,03 %). Le titre repassait pourtant au-dessus de ses trois moyennes mobiles le 30 juillet, après un gain de 4,5 % qui semblait confirmer le rebond estival. Ce mercredi, le cours cote en dessous de la MM20 à 5,53 € (écart de -4,45 %), en dessous de la MM50 à 5,36 € (-1,42 %) et en dessous de la MM200 à 5,37 € (-1,60 %).
Le seuil de résistance à 6,02 € s'éloigne, tandis que le support à 4,73 € représente désormais le prochain repère baissier identifié. Le RSI à 52 reste neutre, sans signal d'épuisement vendeur pour l'instant, ce qui laisse la dynamique du jour sans contrepoids technique immédiat.
Un pari baissier massif sur le capital, malgré un léger recul depuis trente jours
La pression vendeuse structurelle reste très présente sur la valeur. Selon les déclarations recensées, onze fonds cumulent 13,16 % du capital vendu à découvert, soit l'un des niveaux les plus élevés du marché français. Ce chiffre a toutefois reculé d'un point de pourcentage sur trente jours (il était à 14,18 % un mois plus tôt), ce qui traduit une légère décrue sans rupture franche. Un tel niveau signale que des investisseurs institutionnels maintiennent des positions négatives importantes sur le titre, pariant sur une poursuite du repli ou cherchant à couvrir une exposition existante — sans qu'il soit possible de distinguer les deux motifs.
Sur le fond, les net bookings du premier trimestre 2026-27, publiés le 23 juillet, ressortaient à 255,8 M€, légèrement au-dessus de l'objectif mais en recul de 9,2 % sur un an. Le titre accuse par ailleurs une baisse de près de 39 % sur douze mois, signe d'une tendance de fond encore pesante malgré les sursauts techniques récents. Le consensus des analystes reste un élément à suivre dans ce contexte de pression persistante.