L'action Ubisoft prolonge son rebond et gagne 3,5 % sur fond de short élevé
L'éditeur français de jeux vidéo prolonge en milieu de matinée son rebond entamé la veille, dans un marché parisien franchement haussier. Le titre se hisse parmi les meilleures performances du SBF 120, alors que la pression vendeuse à découvert reste un sujet de fond sur la valeur.
Le titre repasse au-dessus de sa MM50 et figure parmi les plus fortes hausses du SBF 120
L'action Ubisoft Entertain gagne 3,7 % à 5,10 € en milieu de matinée, dans un SBF 120 en hausse de 0,71 % et un CAC 40 qui progresse de 0,74 %. Le titre se classe parmi les plus fortes hausses de l'indice élargi, derrière Worldline, Exosens et Atos. La progression intervient dans un contexte de marché porteur, alimenté par l'accord préliminaire entre Washington et Téhéran annoncé dimanche, qui prolonge le cessez-le-feu et a déjà fait reculer le Brent de près de 4 % la veille.
Le rebond replace le cours au-dessus de la MM50 (4,92 €), avec un écart positif de 3,7 %, mais le titre reste juste sous la MM20 à 5,14 € et 15,6 % en dessous de sa MM200 à 6,05 €. Le RSI à 48 traduit une dynamique encore neutre, sans excès dans un sens ou dans l'autre. Sur trois mois, la performance ressort à +27,4 %, alors que le repli annuel atteint encore 44 %.
Les positions courtes nettes restent élevées malgré un léger reflux sur un mois
Selon les déclarations consultées, dix fonds cumulent 13,33 % du capital vendu à découvert, un niveau qui reste très élevé même s'il s'est replié de 1,44 point sur un mois (contre 14,77 % il y a trente jours). Ce poids signale qu'une fraction importante d'intervenants institutionnels reste positionnée contre la valeur ou cherche à couvrir une exposition, sans qu'on puisse en déduire d'intention précise. La détente récente suggère un début de couverture de certaines positions, à confirmer dans les prochaines semaines.
Pour rappel, l'éditeur avait publié le 20 mai ses comptes annuels 2025-2026, marqués par une perte d'exploitation non-IFRS de 1,04 milliard d'euros et un recul du net bookings de 17,4 % à 1,53 milliard d'euros. Le groupe avait alors évoqué un pipeline de contenus « significativement plus solide et diversifié » sur les exercices 2027-2028 et 2028-2029, et mis en avant la réduction de son endettement net de 885 à 187,3 millions d'euros. La résistance graphique des 5,63 € reste le prochain repère technique au-dessus du cours actuel.