L'action Valneva recule à mi-journée après un retrait américain
Le laboratoire français Valneva cède 3,93 % à 4,16 euros ce mercredi à mi-journée, enregistrant l'un des plus forts replis du SBF 120. Cette déconvenue boursière fait suite à l'annonce, dimanche soir, du retrait volontaire des demandes d'autorisation pour son vaccin contre le chikungunya IXCHIQ aux États-Unis. Cette décision intervient après la suspension de la licence par la FDA en août 2025 et la mise sous investigation d'un nouvel événement indésirable grave signalé à l'étranger. Le vaccin reste toutefois commercialisé en Europe, au Canada, au Royaume-Uni et au Brésil.
Repli marqué malgré une dynamique technique haussière
L'annonce du retrait américain pèse lourdement sur le cours de Valneva à mi-journée, avec un recul de près de 4 %. Le titre accuse l'une des plus fortes baisses du SBF 120 durant la séance, avec une pression importante en milieu de journée. Pour Stifel, cette décision apparaît rationnelle compte tenu de la visibilité limitée sur une reprise de commercialisation et de l'image désormais ternie du vaccin.
Sur le plan technique, le RSI atteint 70, signalant une zone de surachat avant cette correction, tandis que le cours évolue au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours établie à 3,89 euros. Le franchissement du seuil de résistance à 4,43 euros reste désormais compromis à court terme, avec un repli qui ramène la valeur vers son support intermédiaire.
Perspectives divergentes des analystes sur le dossier
Les recommandations des analystes demeurent contrastées sur Valneva. Stifel, qui maintient sa recommandation à l'achat avec un objectif relevé à 10 euros, avait déjà retiré les ventes d'Ixchiq aux États-Unis de son modèle depuis août dernier et table désormais sur un pic de ventes à environ 25 millions d'euros pour l'Union Européenne uniquement. À l'inverse, Goldman Sachs conserve une position neutre avec un objectif abaissé à 3,25 euros, soit un potentiel de baisse de 22 % par rapport au cours actuel.
L'attention des investisseurs se tourne désormais vers le vaccin contre la maladie de Lyme, codéveloppé avec Pfizer, dont la demande d'autorisation est attendue en 2026 auprès des autorités américaines et européennes. Stifel anticipe un lancement commercial fin 2027 et table sur des ventes potentielles de 1,9 milliard d'euros, une projection qui pourrait redonner du souffle au dossier dans les prochains trimestres.