Maisons du Monde : chiffre d'affaires en recul de 21,5 % au troisième trimestre
Le troisième trimestre a accentué la baisse d'activité de Maisons du Monde. Sur les neuf premiers mois, le distributeur de meubles et de décoration affichait un chiffre d'affaires en recul de 10,9 % à périmètre comparable. Sur la seule période de juillet à septembre, la baisse atteint 21,0 % à périmètre comparable.
Le groupe attribue ce décrochage principalement à des retards temporaires de livraison, qui ont pesé surtout sur la seconde moitié du trimestre, et à une réduction volontaire des promotions. Il a confirmé son objectif de 30 millions d'euros d'économies brutes sur l'exercice. La base de comparaison était par ailleurs plus élevée : le troisième trimestre 2025 avait progressé de 5,9 % à périmètre comparable.
176,3 M€ de ventes au troisième trimestre, 589,1 M€ sur neuf mois
Maisons du Monde a publié le 22 octobre 2026 un chiffre d'affaires de 176,3 millions d'euros pour le troisième trimestre 2026, contre 224,7 millions d'euros un an plus tôt. Cela représente une baisse de 21,5 % en données publiées et de 21,0 % à périmètre comparable. Le volume d'affaires (GMV) du groupe recule de 17,7 %, à 211,8 millions d'euros.
Sur les neuf premiers mois de l'année, les ventes s'établissent à 589,1 millions d'euros, contre 669,2 millions d'euros sur la même période de 2025. Le recul est de 12,0 % en publié et de 10,9 % à périmètre comparable, après une baisse de 4,4 % à périmètre comparable sur les neuf premiers mois de 2025.
Toutes les zones sont concernées. La France recule de 21,1 % au troisième trimestre, à 95,1 millions d'euros, et l'international de 22,0 %, à 81,2 millions d'euros. Côté produits, la décoration baisse de 20,6 % et le mobilier de 22,7 %.
Ventes en ligne en baisse de 30,3 %, magasins à −18,3 %
Le canal en ligne est le plus touché. Ses ventes reculent de 30,3 % au troisième trimestre, à 42,6 millions d'euros, contre une baisse de 11,8 % au premier semestre. Le détail fait apparaître deux évolutions distinctes : les ventes du site MdM chutent de 35 %, tandis que la place de marché limite son recul à 4 %. Le groupe indique aussi avoir ajusté au cours du trimestre ses dépenses de publicité sur les moteurs de recherche.
Les magasins reculent de 18,3 % en publié et de 17,3 % à périmètre comparable, à 133,7 millions d'euros. Leur part dans les ventes passe de 72,8 % à 75,9 % sur un an. Selon le groupe, le mobilier a été plus sensible que la décoration aux ruptures de disponibilité et à la moindre intensité promotionnelle.
La société inscrit ces chiffres dans un marché en repli. En France, la fréquentation des points de vente recule de 4 % depuis le début de l'année (panel Retail Int) et le marché du meuble de 5 % (IPEA). Sur la même période, les ventes de Maisons du Monde en France baissent de 11,5 %. Le groupe précise que son chiffre d'affaires reflète aussi sa discipline commerciale, destinée à protéger la marge brute.
Retour progressif à des livraisons normales attendu au quatrième trimestre
Pour la fin de l'exercice, Maisons du Monde indique travailler avec ses fournisseurs à un retour progressif à des livraisons normales au cours du quatrième trimestre. Le groupe prévoit que la disponibilité des produits soit normalisée d'ici la fin de l'année. Les actions marketing sont par ailleurs renforcées pour soutenir la fréquentation en magasin et en ligne.
« Comme anticipé, notre performance du troisième trimestre reflète un environnement de distribution durablement difficile, encore aggravé par des contraintes temporaires de disponibilité des produits », a déclaré le directeur général, François-Melchior de Polignac. Le groupe met également en avant une hausse de 10,8 points de son indicateur de satisfaction client (NPS) entre 2023 et 2026. Il fait aussi état d'une réduction structurelle de ses stocks, accélérée par les retards de livraison.
Sur le volet des coûts, la société indique que les mesures de réduction se sont concrétisées au troisième trimestre. À l'issue du premier semestre, elle faisait état de 15 millions d'euros d'économies brutes, après le refinancement conclu en juillet 2026. L'objectif de 30 millions d'euros d'économies brutes sur l'ensemble de l'exercice 2026 est confirmé. Le groupe présente cet objectif comme un moyen de compenser en partie la baisse des ventes et d'abaisser durablement son point mort.