Maisons du Monde : chiffre d'affaires en recul de 7,1 % au premier semestre 2026
Maisons du Monde a publié le 25 septembre 2026 ses résultats du premier semestre 2026, marqués par un chiffre d'affaires de 412,8 millions d'euros, en baisse de 7,1 % sur un an. Le distributeur de meubles et de décoration met en avant le refinancement conclu en juillet 2026, qui ramène sa dette financière nette sur base pro forma à 24,6 millions d'euros, tout en poursuivant un plan d'économies de coûts.
La publication combine une pression persistante sur les ventes et une restructuration de son bilan, dans un contexte où le groupe indique ne pas fournir d'objectif financier pour l'exercice.
Ventes à 412,8 millions d'euros, repli plus marqué au deuxième trimestre
Le chiffre d'affaires du premier semestre 2026 s'établit à 412,8 millions d'euros, contre 444,6 millions d'euros un an plus tôt, soit un recul de 7,1 % (et de 5,8 % à périmètre comparable). Le repli s'est accentué au deuxième trimestre (-9,8 %) par rapport au premier (-4,5 %), le groupe évoquant des niveaux de stocks contraints et une réduction volontaire de l'intensité promotionnelle.
Par canal, le réseau de magasins recule de 5,3 % à 302,4 millions d'euros (-3,0 % à périmètre comparable), tandis que les ventes en ligne baissent de 11,8 % à 110,4 millions d'euros. Par géographie, la France recule de 6,6 % à 223,4 millions d'euros et l'international de 7,8 % à 189,4 millions d'euros, avec une activité résiliente en Europe du Sud (-1,0 % à périmètre comparable) et une pression plus forte en Allemagne et en Autriche.
Au 30 juin 2026, le réseau comptait 326 magasins, dont 22 affiliés, après la fermeture de deux points de vente sur le semestre.
EBIT courant à -36,8 millions d'euros, 15 millions d'euros d'économies de coûts
La marge brute s'établit à 61,9 % du chiffre d'affaires, en baisse de 240 points de base par rapport aux 64,3 % du premier semestre 2025. Le groupe attribue cette évolution à une activité promotionnelle plus soutenue au premier trimestre et à une base de comparaison intégrant un élément favorable non récurrent.
Les coûts opérationnels reculent de 4,8 % à 228 millions d'euros, reflétant notamment 15 millions d'euros d'économies brutes réalisées, portées notamment par la logistique et le transport, et partiellement compensées par des pressions inflationnistes sur le carburant et des coûts liés aux investissements informatiques. L'EBITDA courant ressort à 27,1 millions d'euros, contre 46,0 millions d'euros un an plus tôt.
L'EBIT courant s'établit à -36,8 millions d'euros, contre -22,0 millions d'euros au premier semestre 2025. La perte nette de la période atteint 64,0 millions d'euros, contre 75,6 millions d'euros un an plus tôt, incluant 10,1 millions d'euros d'autres charges opérationnelles (fermetures de magasins et restructuration) et un résultat financier de -14,8 millions d'euros, en hausse sous l'effet d'un coût de la dette plus élevé.
Dette nette pro forma ramenée à 24,6 millions d'euros après refinancement
Le free cash-flow s'améliore à -49,8 millions d'euros, contre -64,9 millions d'euros au premier semestre 2025, sous l'effet d'une amélioration du besoin en fonds de roulement liée à la baisse des stocks, ramenés de 181,8 millions d'euros fin décembre 2025 à 160,5 millions d'euros au 30 juin 2026.
En juillet 2026, le groupe a conclu un accord de refinancement avec ses principales parties prenantes, dont l'État français, ses partenaires bancaires et ses investisseurs. Sur base retraitée, cet accord ramène la dette financière nette (hors IFRS 16) à 24,6 millions d'euros au 30 juin 2026, contre 215,7 millions d'euros avant retraitement. Le conseil d'administration a par ailleurs décidé, lors de sa réunion du 25 septembre, d'adopter le code de gouvernance MiddleNext, adapté aux petites et moyennes capitalisations, un actionnaire de référence détenant désormais près de 95 % du capital.
Dans ce contexte de transition, le groupe indique ne pas communiquer d'objectif financier. Les commissaires aux comptes prévoient d'émettre un rapport d'examen limité sans réserve, assorti d'une observation portant sur l'incertitude liée à la continuité d'exploitation. La prochaine échéance est fixée au 22 octobre 2026 avec la publication des ventes du troisième trimestre et des neuf premiers mois de 2026.