Oeneo : chiffre d'affaires de 275,5 M€ en recul de 9,3 %, la marge sous pression
Le groupe Oeneo a enregistré mardi un chiffre d'affaires annuel de 275,5 millions d'euros pour l'exercice 2025-2026, en retrait de 9,3 % à taux de change constants, pénalisé par la contraction prolongée du marché des vins et spiritueux. Malgré une gestion rigoureuse des coûts, la marge opérationnelle courante devrait reculer de près de 2 points, à légèrement plus de 13 %, révélant l'ampleur du défi d'ajustement du groupe face à des conditions de marché sans précédent.
Bouchage résilient, élevage en forte contraction
Les deux divisions du groupe affichent des trajectoires divergentes. La Division Bouchage enregistre un recul limité de 5,3 % à taux de change constants, avec la vente de près de 2 milliards de bouchons en liège, dont plus de 85 % de la marque Diam. Cette meilleure tenue s'appuie sur la bonne notoriété de la marque Diam, avec des gains de nouveaux clients en France, en Espagne et en Océanie, dans un contexte d'allègement prudent des stocks chez les distributeurs. La Division Élevage, en revanche, atteint un point historiquement bas avec un chiffre d'affaires de 64,8 millions d'euros, en repli de 20,2 % à taux de change constants. Ce recul est porté principalement par l'activité fûts, lourdement impactée aux États-Unis par les droits de douane et en France sur le marché du cognac.
Marge opérationnelle en recul, malgré la maîtrise des coûts
La marge opérationnelle courante du groupe, qui devrait rester légèrement supérieure à 13 %, accuse un repli de près de 2 points par rapport à 2024-2025. Cette résilience relative est attribuée à une maîtrise rigoureuse des charges d'exploitation. La Division Bouchage bénéficie d'une gestion efficace des coûts de production et devrait conserver une marge opérationnelle courante autour de 20 % du chiffre d'affaires. La Division Élevage sera déficitaire sur l'exercice, dans un contexte de fort repli de ses marchés principaux. Ces performances contrastées illustrent la difficulté croissante du groupe à absorber la chute des volumes de vendanges (troisième année consécutive) et le ralentissement mondial de la consommation de vins.