Parkinson : Oncodesign Precision Medicine vise un dépôt IND pour OPM-201 début 2027
Six mois après le lancement du programme LARKIN, Oncodesign Precision Medicine (OPM) a dressé, dans un communiqué publié le 7 octobre 2026, un bilan d'étape du développement d'OPM-201, son inhibiteur de la kinase LRRK2 destiné au traitement de la maladie de Parkinson. La Fondation Michael J. Fox, qui finance le programme via son Therapeutic Pipeline Program, a effectué le 27 août 2026 un deuxième versement correspondant à l'atteinte des jalons prévus. Selon le PDG Philippe Genne, le programme demeure « en ligne avec son budget ».
Premiers comprimés fabriqués et plan de toxicologie validé par l'EMA
Sur le plan industriel, la micronisation de la substance active d'OPM-201 est achevée. Les lots de faisabilité, puis les lots techniques de comprimés actifs et placebo, ont été fabriqués avec le sous-traitant de développement et de fabrication (CDMO) retenu par OPM, en répondant aux critères qualité évalués au cours de leur production. L'audit qualité de ce prestataire a également été réalisé, ce qui permet de poursuivre le transfert des méthodes analytiques et de préparer la fabrication aux normes GMP des comprimés destinés à l'étude de phase 1b. Sur le volet réglementaire, le Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l'Agence européenne des médicaments (EMA) a validé le 23 juillet 2026 le plan de l'étude de toxicologie à long terme proposé par OPM, à la suite d'une demande d'avis scientifique déposée en avril 2026. Un sous-traitant a été sélectionné pour conduire cette étude réglementaire GLP, dont la phase principale doit démarrer au premier semestre 2027. Une étude comparative du métabolisme d'OPM-201 dans des hépatocytes humains et de différentes espèces précliniques a par ailleurs été finalisée, en soutien de la stratégie toxicologique.
Réunion pre-IND en préparation, dépôt de l'IND prévu début 2027
La préparation clinique s'appuie sur une modélisation pharmacocinétique et pharmacodynamique en cours, menée à partir des données de la phase 1 conduite chez des volontaires sains. Selon le communiqué, cette phase 1 a montré une bonne tolérance, sans effet indésirable grave observé, et un engagement de la cible LRRK2 chez les volontaires ayant reçu la dose la plus élevée. La modélisation vise à optimiser la sélection des doses et le schéma d'administration de la prochaine étude. Ces travaux doivent alimenter les échanges avec la Food and Drug Administration (FDA) américaine : OPM prépare une demande de réunion pre-IND portant sur la stratégie de dose et le mode d'administration de la phase 1b, et la soumission du dossier IND est prévue début 2027. L'étude de phase 1b concernera des personnes atteintes de la maladie de Parkinson à un stade précoce, avec un accent sur les porteurs d'une mutation du gène LRRK2. OPM a récupéré l'intégralité des droits du programme auprès de Servier en décembre 2024. La société, basée à Dijon, compte 14 collaborateurs.