Le CAC 40 sous pression, Schneider Electric s'effondre de près de 10 %
Le CAC 40 recule de 1,04 % à 7 815,35 points, lesté par la dégringolade de Schneider Electric et par un climat alourdi par les inquiétudes budgétaires françaises. L'indice parisien a même touché un nouveau plus bas depuis un mois en séance, à 7 806,91 points.
Une séance parisienne à contre-courant de l'Europe
Le contraste est net. Pendant que Paris s'enfonce, le reste de l'Europe tient mieux : le STOXX 600 grappille 0,12 % en séance, le FTSE 100 gagne 0,21 % et le DAX limite les dégâts à -0,08 %. La Bourse de Paris paie donc une facture spécifique.
Celle-ci est double. D'abord, un choc d'entreprise majeur avec la chute de Schneider Electric suite à l'annonce d'un rachat stratégique. Ensuite, une toile de fond nationale tendue : le projet de budget 2027 s'annonce explosif au Parlement, tandis que la prime de risque sur la dette française reste élevée et que l'euro évolue au plus bas depuis dix-sept mois. La dispersion traduit cette ambiance morose : 24 valeurs du CAC 40 reculent.
Énergie et défense en soutien, Dassault Systèmes en tête
Dans ce décor assombri, quelques valeurs résistent. Dassault Systèmes prend la tête du palmarès avec une hausse de 2,52 % à 21,15 euros. Stellantis suit avec un gain de 1,98 % à 3,96 euros.
Les valeurs de la défense et de l'énergie profitent du climat géopolitique tendu, entre guerre au Moyen-Orient et tensions autour du détroit d'Ormuz. Thales avance de 1,71 % à 226,50 euros. Le Brent reste accroché au-dessus de 100 dollars le baril, un contexte favorable aux pétrolières : TotalEnergies gagne 1,49 % à 75,57 euros.
Air Liquide signe aussi une hausse de 1,67 % à 173 euros, au lendemain de la présentation de son plan stratégique Beyond. Le groupe prévoit une allocation de capital de plus de 40 milliards d'euros et lance, pour la première fois, un programme de rachat d'actions de 4 milliards d'euros, tout en visant un ROCE récurrent supérieur à 11 % en 2030.
Schneider Electric dévisse, le luxe sous pression
Le poids lourd de la séance est à la baisse. Schneider Electric chute de 9,55 % à 274,05 euros après avoir annoncé la signature d'un accord pour acquérir PTC pour environ 22 milliards d'euros. L'opération, entièrement en numéraire, sera financée par de la dette et une augmentation de capital, le groupe de Rueil-Malmaison prévoyant une pause dans ses rachats d'actions en 2027 et 2028. Dans son sillage, Legrand recule de 2,63 % à 140,75 euros.
Le luxe reste lui aussi mal orienté. Hermès International perd 2,50 % à 1 267 euros, pénalisé par un double abaissement de recommandation : UBS passe de « conserver » à « vendre », ramenant son objectif de 1 695 à 1 168 euros, tandis que Goldman Sachs adopte également un avis « vendre ». Kering cède 1,64 % à 206,85 euros, UBS abaissant son objectif de 285 à 224 euros. Capgemini complète le tableau des replis, en baisse de 2,16 % à 106,55 euros.