Pluxee dépasse ses objectifs 2026 et fixe un plancher d'EBITDA à 440 M€ pour 2027
Pluxee a publié le 29 octobre 2026 des comptes annuels supérieurs à ses objectifs, avec une marge d'EBITDA récurrent portée à 37,5 %, contre 36,6 % un an plus tôt. Le groupe a toutefois fixé pour l'exercice 2027 un EBITDA récurrent d'au moins 440 M€ sur une base organique, contre 488 M€ réalisés sur l'exercice clos le 31 août 2026.
Le groupe présente 2027 comme une année de transition. Il l'explique par un réajustement plus étendu au Brésil, lié à la réforme du Programme d'alimentation du travailleur (PAT), et par un environnement qu'il juge incertain. Parallèlement, le dividende proposé progresse de 71 %, à 0,65 euro par action.
Chiffre d'affaires stable, EBITDA récurrent en hausse de 3,8 %
Le chiffre d'affaires total a atteint 1 302 M€, en croissance organique de 0,7 % et de 1,2 % en données publiées, légèrement au-dessus de l'objectif du groupe. Le chiffre d'affaires opérationnel s'est établi à 1 136 M€, en hausse organique de 0,1 %.
Les revenus du Float ont pour leur part progressé de 4,6 % en organique, à 166 M€. Il s'agit des produits tirés du placement des fonds collectés auprès des clients avant leur remboursement aux commerçants.
L'EBITDA récurrent a augmenté de 3,8 % en organique, à 488 M€. Selon le groupe, la hausse de marge résulte principalement d'un effet de levier opérationnel lié à la croissance des volumes et à des gains d'efficacité, les charges d'exploitation ayant légèrement reculé, à 814 M€ contre 816 M€.
Le volume d'affaires émis de l'activité Avantages aux salariés, qui représente l'essentiel du chiffre d'affaires opérationnel, a progressé de 7,7 % en organique, à 20,6 milliards d'euros. Sur le seul quatrième trimestre, cette hausse atteint 11,2 %.
Résultat net en baisse de 13,5 %, résultat ajusté en hausse de 1,2 %
Le résultat opérationnel a reculé de 12 %, à 295 M€, contre 335 M€. Les autres produits et charges d'exploitation ont représenté une charge nette de 65 M€, contre 26 M€ un an plus tôt.
Ce montant comprend 33 M€ de provisions liées à des procédures juridiques et fiscales en cours, 17 M€ de dépréciations principalement liées au Royaume-Uni et 15 M€ de coûts de restructuration. Le résultat net part du groupe est ainsi revenu à 170 M€, contre 197 M€.
Retraité de ces éléments, le résultat net ajusté a progressé de 1,2 %, à 223 M€. Le résultat ajusté par action a augmenté de 4,4 %, à 1,58 euro, au-dessus des 1,50 euro attendus en moyenne par les analystes, avec l'appui du programme de rachat d'actions de 100 M€.
Le flux de trésorerie disponible récurrent est passé de 417 M€ à 341 M€, soit un taux de conversion de 70 % contre 89 %. La moyenne sur trois ans ressort à 82 %, au-delà de l'objectif d'environ 80 %, et la trésorerie financière nette a augmenté de 178 M€, à 1 341 M€.
EBITDA récurrent d'au moins 440 M€ pour l'exercice 2027
Le décret brésilien publié le 12 novembre 2025 a plafonné les commissions facturées aux commerçants et les frais d'interchange, et a fixé un délai maximal de règlement. Pluxee applique ces plafonds depuis mars 2026. Il a toutefois fait appel de la levée de la suspension qu'il avait obtenue en justice et attend la décision de la Cour.
Au quatrième trimestre, marqué par le déploiement de la réforme, le chiffre d'affaires opérationnel a reculé de 6,2 % en organique, et de 12,1 % en Amérique latine. Hors effet du plafonnement, la croissance organique de cette région aurait atteint 8,2 % sur l'exercice, contre 1,1 % publié.
Le dividende de 0,65 euro sera soumis à l'assemblée générale du 17 décembre 2026, pour un versement prévu le 23 décembre 2026. Il reflète un taux de distribution relevé à 40 % du résultat net ajusté, contre 25 %, pour un montant total de 89 M€.
Selon le consensus des analystes recensés, l'action se paie environ 9,4 fois les bénéfices attendus de l'exercice en cours.
Pour l'exercice 2027, le groupe vise un EBITDA récurrent d'au moins 440 M€ et un taux de conversion de trésorerie d'au moins 50 %. Il prévoit que l'impact de la réforme s'intensifiera au premier semestre, avant de s'atténuer à compter du second semestre.