Sipef : production d'huile de palme en hausse de 16,5 % au troisième trimestre, résultat 2026 visé au-dessus du record
SIPEF a publié le 15 octobre 2026 son point d'activité à fin septembre. La production d'huile de palme brute y apparaît en hausse de 16,5 % sur le troisième trimestre. Le groupe belge a chiffré son résultat récurrent attendu pour 2026, part du groupe, entre 140 et 150 millions de dollars, un niveau qu'il situe au-dessus du record établi en 2025.
Cette prévision s'appuie sur deux éléments chiffrés du communiqué : des volumes en progression, d'abord en Indonésie, et des prix de vente contractés supérieurs à ceux de l'an dernier. Les conditions sèches associées à El Niño restent, selon le groupe, un déterminant important du niveau final de production en Indonésie comme en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Huile de palme : +16,5 % au troisième trimestre, +10,4 % sur neuf mois
Sur le troisième trimestre 2026, SIPEF a produit 136 927 tonnes d'huile de palme brute, contre 117 565 tonnes un an plus tôt. Sur les neuf premiers mois, la production atteint 359 357 tonnes, en hausse de 10,4 %. Le taux d'extraction d'huile du groupe s'établit à 24,2 % au troisième trimestre, contre 23,8 % un an plus tôt.
L'Indonésie a porté l'essentiel de la progression, avec une production en hausse de 21,3 % sur le trimestre et de 13,7 % sur neuf mois. Le Sud de Sumatra en reste le premier moteur : la production propre d'huile y a augmenté de 32,4 % sur le trimestre et de 32,7 % depuis janvier, à mesure que de nouvelles surfaces arrivent à maturité. À l'inverse, les plantations sur sols organiques d'Umbul Mas Wisesa, dans le Nord de Sumatra, affichent une production de régimes en retrait de 6,1 % sur neuf mois.
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, la production d'huile a progressé de 5,6 % sur le trimestre et de 3,7 % sur neuf mois, malgré un taux d'extraction ramené à 24,3 % depuis janvier, contre 24,7 % un an plus tôt. La production de bananes en Côte d'Ivoire a augmenté de 7,9 % sur le trimestre et de 8,9 % sur neuf mois, à 42 059 tonnes.
Prix contractés en hausse et coût unitaire de production en baisse de 1,6 %
SIPEF a déjà contracté 86 % de ses volumes d'huile de palme budgétés pour 2026, à un prix moyen départ usine de 997 dollars la tonne, contre 84 % à 961 dollars un an plus tôt. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, la totalité de la production annuelle attendue est vendue à 1 214 dollars la tonne. En Indonésie, 80 % des volumes prévus sont contractés à 875 dollars la tonne, un prix qui intègre une taxe et une redevance à l'exportation fixées par le gouvernement, actuellement de 308 dollars la tonne.
Sur le marché, le prix moyen de l'huile de palme brute sur la bourse de Kuala Lumpur (MDEX) s'est établi à 1 126 dollars la tonne sur neuf mois, contre 982 dollars un an plus tôt. Côté coûts, le groupe a fait état de hausses sur les engrais, le carburant et le transport.
Le coût unitaire de production a néanmoins reculé de 1,6 % par rapport aux neuf premiers mois de 2025, alors que la part de la production issue de zones à coûts plus élevés (Sud de Sumatra, Papouasie-Nouvelle-Guinée) augmente. Dans la banane, le prix moyen CFR Europe est revenu à 787 euros la tonne contre 873 euros, mais le groupe écoule sa production via des contrats annuels à prix fixe auprès de clients européens, ce qui limite son exposition aux prix de marché.
Position financière nette attendue entre 130 et 150 millions de dollars
Pour l'ensemble de l'exercice, SIPEF anticipe une production d'huile de palme brute d'environ 470 000 tonnes, avec un potentiel supplémentaire selon les conditions météorologiques et opérationnelles du dernier trimestre. Le résultat récurrent attendu reste soumis, selon le groupe, à l'évolution des prix, à la réalisation des volumes prévus, aux taxes indonésiennes à l'exportation et aux coûts de production.
Les investissements de 2026 sont désormais estimés entre 90 et 100 millions de dollars, une partie des replantations prévues au quatrième trimestre pouvant être reportée en 2027 en raison de la sécheresse. Le groupe a par ailleurs finalisé le 30 septembre 2026 l'acquisition de 100 % de la plantation ivoirienne Tiabam, via sa filiale Plantations J. Eglin : environ 450 hectares, dont 320 en production, pour une production annuelle de 12 000 à 14 000 tonnes de bananes, exportée à plus de 90 % vers l'Europe. Sa contribution aux comptes débutera au quatrième trimestre.
Les flux de trésorerie d'exploitation doivent, selon SIPEF, financer intégralement les investissements et le dividende, qui s'élevait à 4,3 euros au titre de l'exercice 2025. La position financière nette, positive de 88,4 millions de dollars fin 2025, est attendue entre 130 et 150 millions de dollars fin 2026.