Le CAC 40 surnage à la mi-journée malgré le trou d'air du luxe après l'annonce des ventes de LVMH
Le CAC 40 grappille 0,15 % à 7844,78 points. L'indice parisien tient debout grâce aux banques et à l'énergie, mais il doit composer avec un secteur du luxe en net recul après la publication trimestrielle de LVMH.
Une séance à deux visages sous toile de fond budgétaire
Le marché avance en ordre dispersé. La dispersion du jour est parlante : trente valeurs du CAC 40 progressent, dix reculent. La hausse est donc large, mais plombée par le poids lourd du luxe dans l'indice.
Côté toile de fond, l'actualité française reste dominée par le budget 2027. Les débats en séance sur la première partie du projet de loi de finances s'ouvrent ce mardi à l'Assemblée nationale, après le rejet du volet recettes en commission le 9 octobre. En parallèle, le rendement de l'OAT à dix ans évolue autour de 4,86 %, bien au-dessus du Bund allemand, signe d'une prime de risque toujours élevée sur la dette française.
En Europe, le DAX gagne 0,37 % et le FTSE 100 avance de 0,60 % en séance. À la clôture de lundi soir à Wall Street, le tableau était contrasté : le Dow Jones avait pris 0,38 %, tandis que le S&P 500 cédait 0,06 % et le Nasdaq 100 reculait de 0,71 %.
Finance, énergie et spiritueux en tête
La plus forte hausse du jour revient à Pernod Ricard, qui bondit de 3,2 % à 64,46 euros. Le géant des vins et spiritueux prend la tête du palmarès, un contraste notable avec le reste du secteur du luxe.
Les services aux collectivités suivent, avec Veolia en progression de 2,11 % à 31,94 euros. Air Liquide gagne 1,36 % à 171 euros, pendant que CIC Market Solutions maintient son conseil à l'achat avec un objectif de 210 euros.
La finance apporte aussi sa pierre à l'édifice. Société Générale avance de 1,29 % à 65 euros, le courtier KBW ayant initié un suivi assorti d'un objectif de 75 euros. L'immobilier commercial complète le haut du tableau avec Unibail-Rodamco-Westfield, en hausse de 1,26 % à 88,06 euros.
Le luxe plombe l'indice après LVMH
C'est le compartiment du luxe qui tire le CAC 40 vers le bas. LVMH recule de 1,46 % à 378,90 euros au lendemain de sa publication trimestrielle. Le groupe a annoncé un chiffre d'affaires de 18 504 millions d'euros au troisième trimestre, soit une croissance organique de 1 %, mais sa première activité, la mode et maroquinerie, a reculé de 5 % en organique, affectée par le ralentissement de la demande en Chine. Barclays et CIC Market Solutions ont tous deux abaissé leur objectif de cours tout en conservant un avis positif.
Dans son sillage, Hermès cède 2,37 % à 1279 euros et signe la plus forte baisse de l'indice. Kering recule de 2,21 % à 208,40 euros, le bureau TD Cowen ayant ramené son objectif de 280 à 235 euros.
Hors luxe, STMicroelectronics perd 2,36 % à 44,49 euros. Le fabricant de semi-conducteurs a annoncé que son Conseil de Surveillance avait sollicité la reconduction de Jean-Marc Chéry pour un an, le dernier mot revenant aux actionnaires lors de l'Assemblée Générale de 2027. Stellantis cède enfin 1,13 % à 3,92 euros, après avoir publié des facturations trimestrielles de 1,3 million d'unités, en baisse de 1 % sur un an.