Le CAC 40 stagne, les valeurs technologiques décrochent
Le CAC 40 grappille 0,11 % à 7 881,60 points, une quasi-stabilité trompeuse qui masque une séance à deux vitesses. Pendant que les valeurs défensives tirent l'indice, les groupes technologiques et les équipementiers électriques encaissent de lourds reculs. En toile de fond, le choc d'inflation américaine publié la veille continue de peser sur l'appétit pour le risque.
Une séance coupée en deux sur fond de tensions sur les taux
L'indice parisien avance à reculons, incapable de trancher. Le contexte extérieur reste lourd : aux États-Unis, l'inflation a accéléré à 3,7 % sur un an en septembre, au-dessus des attentes, ravivant les anticipations de maintien prolongé de taux directeurs élevés. Ce climat a pesé sur Wall Street mercredi soir, où le Nasdaq 100 a cédé 2,02 % à la clôture et le S&P 500 reculé de 1,11 %. En Europe, l'ambiance reste prudente : le DAX perd 0,45 % en séance et le STOXX 600 lâche 0,27 %, tandis que le FTSE 100 gagne 0,52 %. La nervosité est perceptible : l'indice de volatilité VIX bondit de plus de 15 % à 17,59. Malgré ce décor, la dispersion reste favorable à Paris, avec 28 valeurs en hausse contre 10 en baisse au sein de l'indice.
Carrefour, Orange et Publicis portent l'indice
Les valeurs défensives et de services tiennent la corde. Carrefour signe la plus forte progression du CAC 40, en hausse de 2,38 % à 16,55 euros. Les télécoms suivent, avec Orange qui gagne 2,32 % à 14,34 euros, au lendemain de l'annonce du lancement d'un câble sous-marin de 3 125 km reliant l'Irlande à l'Europe continentale sans transit par le Royaume-Uni. Publicis Groupe progresse de 1,75 % à 101,80 euros, porté par une croissance organique de 5 % au troisième trimestre et un objectif annuel confirmé, salués par plusieurs bureaux d'analyse. Bouygues gagne 1,49 % à 40,86 euros, après avoir décroché à Hong Kong un contrat de tunnel anti-inondation dont 94 millions d'euros reviennent au groupe. Danone complète le haut du tableau avec une avance de 1,43 % à 61,14 euros.
Les semi-conducteurs et l'électrique sous pression
Le bas du classement raconte l'autre versant de la séance, celui des valeurs technologiques et des équipementiers électriques. STMicroelectronics chute de 6,77 % à 40,12 euros, de loin le plus lourd repli du jour, dans un contexte sectoriel dégradé par le décrochage des technologiques outre-Atlantique. La faute à un doute généralisée sur les valeurs gravitant autour de l'IA.
Les spécialistes de l'équipement électrique suivent la même pente : Legrand abandonne 4,17 % à 129,70 euros et Schneider Electric perd 4,08 % à 253,60 euros. Dans l'automobile, Stellantis cède 0,85 % à 3,80 euros, au lendemain de la publication de ses 1,3 million de véhicules facturés au troisième trimestre, en baisse de 1 % sur un an. ArcelorMittal recule plus modestement de 0,82 % à 55,80 euros, malgré un relèvement d'objectif de cours de JP Morgan, passé de neutre à surpondérer.