Unilever : chiffre d'affaires en hausse de 6,7 % au troisième trimestre, porté par les pays émergents
Le chiffre d'affaires d'Unilever a atteint 13,3 milliards d'euros au troisième trimestre 2026, en hausse de 6,7 % sur un an, selon le point d'activité publié le 28 octobre 2026. La contribution des prix a été portée à 2,3 %, contre 1,1 % en cumul sur neuf mois, en réponse à la hausse du coût des matières premières.
Cette croissance repose sur la beauté, les soins personnels et l'entretien de la maison, ainsi que sur les pays émergents, en hausse de 9,5 %. L'alimentation est restée stable et les marchés développés ont reculé de 0,9 %, un repli que le groupe attribue à des bases de comparaison plus exigeantes et à des conditions de marché moins favorables.
Ventes sous-jacentes en hausse de 5,2 %, dont 2,9 % de volumes
Le chiffre d'affaires du troisième trimestre s'établit à 13 271 M€, contre 12 435 M€ un an plus tôt. La hausse de 6,7 % combine une croissance sous-jacente des ventes de 5,2 %, une contribution nette de 0,8 % des acquisitions et cessions et un effet de change positif de 0,6 %.
Sur neuf mois, les ventes atteignent 38,9 milliards d'euros, en hausse de 2,7 %, pour une croissance sous-jacente de 4,9 %. L'écart entre ces deux taux reflète un effet de change négatif de 2,9 % sur la période cumulée.
Les volumes progressent de 3,8 % en cumul, contre 2,9 % sur le seul troisième trimestre. Sur cette dernière période, la hausse des prix s'est accélérée, comme le groupe l'avait prévu, en particulier dans l'entretien de la maison et les soins personnels.
L'entretien de la maison et les pays émergents en tête, l'alimentation stable
L'entretien de la maison (23 % des ventes trimestrielles) affiche la progression la plus élevée, avec une croissance sous-jacente de 9,1 %, dont 5,4 % de volumes et 3,6 % de prix. Les soins personnels progressent de 6,3 % et la beauté et bien-être de 5,7 %.
Dans ce dernier pôle, l'activité Wellbeing (compléments) a reculé sur le trimestre, en partie en raison du calendrier des livraisons liées à l'Amazon Prime Day, qui avait profité au deuxième trimestre. Elle affiche une baisse de 1,0 % depuis le début de l'année.
L'alimentation, qui pèse également 23 % des ventes, est quasi stable : +0,1 % sur le trimestre et +0,8 % sur neuf mois, avec des volumes en baisse de 1,1 % sur la période récente. Le groupe cite des conditions de marché moins favorables dans la distribution des pays développés et une concurrence accrue sur les condiments aux États-Unis.
Les pays émergents (8,0 milliards d'euros de ventes) progressent de 9,5 %, dont 6,0 % de volumes, avec une hausse de 15 % en Inde et de 8,5 % en Amérique latine. Les marchés développés reculent de 0,9 % sur le trimestre, après +0,7 % sur neuf mois.
L'Amérique du Nord baisse de 0,7 % sur le trimestre, tout en affichant une croissance de 1,5 % depuis le début de l'année. L'Europe recule de 1,7 % sur la même période trimestrielle.
Au moins 3 % de croissance des volumes visée en 2026, dividende en hausse de 3 %
Unilever a relevé ses perspectives : le groupe vise désormais une croissance sous-jacente des volumes d'au moins 3 % sur l'exercice 2026 et une croissance sous-jacente des ventes d'environ 5 % au second semestre.
Il maintient une croissance sous-jacente annuelle comprise dans sa fourchette pluriannuelle de 4 % à 6 %. Il prévoit aussi une légère amélioration de la marge opérationnelle sous-jacente par rapport aux 20,0 % de 2025.
Le rapprochement de la division alimentation avec McCormick, objet d'un accord annoncé en mars 2026, n'est pas encore finalisé. Sa réalisation reste soumise à l'approbation des actionnaires de McCormick, aux autorisations réglementaires et aux autres conditions usuelles ; le groupe indique que les dossiers réglementaires ont été déposés dans les délais prévus.
Le dividende intérimaire du troisième trimestre est fixé à 0,4664 € par action, stable par rapport au deuxième trimestre 2026 et en hausse de 3,0 % sur un an. Il sera versé le 18 décembre 2026, après une journée investisseurs prévue le 4 novembre 2026 à New York.
Sur les neuf premiers mois, la croissance sous-jacente des volumes atteint 3,8 %, un niveau supérieur au nouveau plancher annuel d'au moins 3 % fixé par le groupe.