CAC 40 : le luxe et la consommation dopent le marché, la tech décroche
Le CAC 40 progresse de 0,32 % à 8 507,23 points ce mardi en milieu d'après-midi, porté par une nette rotation sectorielle. Le luxe et la grande consommation tirent l'indice parisien vers le haut, tandis que les valeurs technologiques et industrielles pèsent en sens inverse. La dispersion est marquée : 29 valeurs progressent, 11 reculent.
Une séance à deux visages sur la place de Paris
L'ambiance est contrastée sur les grandes places européennes. Si le CAC 40 grappille du terrain, le DAX allemand cède 0,65 %, plombé par le poids des semi-conducteurs, et le STOXX 600 fait quasiment du surplace (-0,05 %). Outre-Manche, le FTSE 100 avance de 0,57 %. À Wall Street, les futures pointent dans le vert, avec un Nasdaq en hausse de 1,12 %, soutenant l'appétit pour le risque en Europe. La séance parisienne est donc dominée par une rotation nette : les investisseurs privilégient les valeurs de consommation et de luxe, délaissant les cycliques industrielles et les semi-conducteurs.
Luxe et consommation en vedette, Pernod Ricard bondit
Le podium des hausses est trusté par les emblèmes de la consommation française. Pernod Ricard s'envole de 5,25 % à 65,74 euros, signant de loin la meilleure performance de l'indice. Carrefour suit avec un gain de 4,24 % à 16,60 euros, porté par RBC Capital qui initie une couverture à « surperformer » avec un objectif de 22 euros. Le luxe embraye avec vigueur : L'Oréal avance de 3,65 % à 391,80 euros, RBC ayant relevé son objectif de cours de 430 à 450 euros tout en maintenant son opinion « surperformance ». Kering gagne 3,38 % à 258,15 euros et Hermès International progresse de 2,67 %, franchissant le seuil des 1 670 euros. Le secteur, malmené ces derniers trimestres, retrouve les faveurs des investisseurs sur fond de révisions favorables d'analystes.
La séance illustre la puissance de cette thématique : à elles cinq, ces valeurs concentrent l'essentiel de la contribution positive à l'indice parisien.
STMicroelectronics décroche, Schneider et Crédit Agricole sous pression
Le revers de la médaille se lit dans le compartiment technologique et industriel. STMicroelectronics chute de 6,63 % à 59,16 euros, dans le sillage d'un secteur des semi-conducteurs mal orienté en Europe après des résultats exceptionnels de Samsung mais déjà anticipés. Schneider Electric abandonne 2,62 % à 271,05 euros, tandis que Bouygues cède 1,34 % et Safran recule de 1,18 % à 352,90 euros, marquant une prise de bénéfices sur les industrielles récemment plébiscitées.