Le CAC 40 marque une pause à mi-séance après un record en pointe à 8 693 points
À la mi-journée ce mercredi, le CAC 40 grignote 0,06 % pour s'établir à 8 661,78 points. L'indice parisien digère les records enchaînés ces derniers jours, freiné par le repli du luxe. Une séance de respiration, portée en toile de fond par l'élan venu de Wall Street la veille.
Une séance de consolidation après les sommets
Le mouvement du jour tient de la pause plus que du retournement. En début de séance, le CAC 40 a inscrit un nouveau plus haut historique à 8 693,89 points, effaçant le précédent record de 8 669,69 points établi la veille. Depuis, l'indice a rendu l'essentiel de ses gains et évolue quasiment à l'équilibre.
La tendance reste toutefois bien orientée sur les grandes places. Mardi soir à Wall Street, le S&P 500 a bondi de 1,79 % et le Nasdaq 100 de 3,32 % à la clôture, un élan qui a nourri l'appétit pour le risque en ouverture à Paris. En séance ce mercredi, le STOXX 600 grappille 0,02 % et le FTSE 100 gagne 0,07 %, tandis que le DAX cède un symbolique 0,01 %.
La photographie de la cote parisienne traduit cet équilibre : 22 valeurs progressent, 18 reculent. Aucun camp ne domine véritablement, signe d'une séance où les investisseurs arbitrent sans conviction affirmée.
Euronext et la défense en vedette
En tête des hausses, Euronext s'adjuge 1,84 %, à 160,10 euros. L'opérateur de marché paneuropéen reste porté par ses résultats du deuxième trimestre publiés le 30 juillet : un chiffre d'affaires en hausse de 16,9 % et un bénéfice par action ajusté record de 2,42 euros, neuvième trimestre consécutif de croissance à deux chiffres pour le groupe.
Carrefour suit avec un gain de 1,62 %, à 15,99 euros. Thales complète le podium, en progression de 1,37 % à 266 euros. Le groupe de défense reste animé par la finalisation, le 30 juillet, de son accord de rapprochement avec Exail Technologies, assorti d'une offre publique obligatoire à 134 euros par action et du rachat de la participation de la famille Gorgé.
Veolia (+1,26 %) et Publicis (+1,15 %) referment le peloton de tête, témoins d'une hausse répartie entre plusieurs secteurs, sans thème unificateur.
Le luxe pèse sur l'indice
À l'autre extrémité, le luxe donne le ton des reculs. LVMH lâche 2,14 %, à 474,60 euros, et signe la plus forte baisse du CAC 40. Hermès suit avec un repli de 1,77 %, à 1 528,50 euros, le jour même où la maison a annoncé la réouverture de son magasin rénové du centre commercial Hanshin à Kaohsiung, à Taïwan. Kering complète la contre-performance du secteur avec un recul de 1,02 %, à 276,45 euros.
Le mouvement s'étend au-delà du luxe. Orange abandonne 1,46 %, à 16,20 euros, et Michelin cède 1,44 %, à 34,12 euros. Ces reculs suffisent à contenir la progression de l'indice, le poids des grandes capitalisations du luxe pesant lourdement dans la balance.
À la mi-journée, la séance parisienne conserve donc l'allure d'une pause après les records successifs, l'indice évoluant sans direction franche à quelques encablures de ses plus hauts historiques.