CAC 40 : STMicroelectronics s'envole de 15 % et propulse l'indice au-dessus de 8 200 points en clôture
Le CAC 40 a terminé la séance du mardi 2 juin en hausse de 0,77 %, à 8 209,09 points, porté par un coup d'éclat du secteur des semi-conducteurs. Malgré une dispersion défavorable (17 hausses contre 23 baisses), l'indice parisien a tiré profit de quelques poids lourds particulièrement dynamiques.
Une séance à deux visages sous l'impulsion des semi-conducteurs
Derrière la performance flatteuse de l'indice phare se cache une séance plus contrastée qu'il n'y paraît. Avec 23 valeurs en repli pour seulement 17 en hausse, la place parisienne a évolué sans véritable consensus, l'avance du CAC 40 reposant pour l'essentiel sur quelques moteurs puissants.
Le mouvement parisien s'inscrit dans une tendance globalement positive en Europe : le DAX a gagné 0,48 % à la clôture, le FTSE 100 a progressé de 0,33 % et le STOXX 600 s'est apprécié de 0,66 %. En Asie, le Hang Seng s'est distingué avec un bond de 3,40 %. Outre-Atlantique, le Dow Jones et le S&P 500 évoluaient en territoire positif en séance, dans le sillage des valeurs technologiques.
STMicroelectronics galvanise la cote, Danone et Schneider suivent
Le fait marquant de la séance porte la signature de STMicroelectronics, qui s'est envolé de 15,14 % à 68,28 euros. Le fabricant franco-italien de semi-conducteurs a relevé son ambition pour son activité dédiée aux centres de données, visant désormais un chiffre d'affaires d'environ 1 milliard de dollars en 2026, contre « un peu plus de 500 millions » jusqu'ici, avec une possibilité de doublement en 2027. Le groupe met en avant la demande soutenue en infrastructures d'intelligence artificielle pour justifier ce relèvement d'objectifs, salué avec éclat par le marché.
Dans son sillage, Danone a pris 4,37 % à 64,04 euros, signant la deuxième plus forte progression de l'indice. Schneider Electric a gagné 3,96 % à 287,15 euros, profitant pleinement de l'enthousiasme autour des thématiques liées à l'intelligence artificielle et aux infrastructures électriques associées. Kering a complété ce quatuor de tête avec un gain de 3,84 % à 254,40 euros, tandis qu'ArcelorMittal a avancé de 2,10 % à 61,32 euros.
Capgemini et Dassault Systèmes ferment la marche
Le compartiment technologique français a, lui, été pénalisé : Capgemini a cédé 4,64 % à 100,80 euros, plus forte baisse du CAC 40. La société de conseil a vu Deutsche Bank abaisser son objectif de cours de 140 à 125 euros, tout en maintenant sa recommandation à l'achat. Dassault Systèmes a abandonné 4,10 % à 19,43 euros, accentuant la pression sur les valeurs technologiques hexagonales hors semi-conducteurs.
Euronext a reculé de 3,00 % à 135,70 euros, suivi par Carrefour (-2,75 % à 15,71 euros) et Bureau Veritas (-2,58 % à 25,32 euros). Sur fond de tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient et d'incertitudes sur les négociations indirectes entre Washington et Téhéran, les investisseurs ont privilégié certaines valeurs cycliques et technologiques bien orientées. Le SBF 120 a clôturé en hausse de 0,53 % à 6 229,99 points, reflétant ce mouvement à la sélection.