Le CAC 40 fait du surplace sous la pression du pétrole et des bancaires
Le CAC 40 avance timidement de 0,09 % à 8 084,91 points ce lundi. Les investisseurs parisiens naviguent à vue, tiraillés entre le rebond du brut au-delà de 105 dollars et la faiblesse marquée du secteur bancaire. La séance oscille autour de l'équilibre, dans un marché sans direction claire.
Une séance sans élan, dominée par la géopolitique énergétique
La cote parisienne peine à trouver un cap. Après une ouverture indécise, l'indice phare évolue à quelques encablures de son point d'ancrage, à l'image du SBF 120, en hausse de 0,09 %. La dispersion résume l'ambiance : 20 valeurs progressent, 18 reculent et 2 restent stables.
En toile de fond, la tension énergétique s'invite dans les esprits. Le Brent est remonté au-delà de 105 dollars le baril après le rejet par Washington d'une proposition iranienne visant à rouvrir le détroit d'Ormuz en échange d'allégements de sanctions. Cette prime de risque géopolitique ravive les craintes sur l'inflation et maintient les rendements obligataires sous pression, un contexte peu favorable à la prise de risque. Sur les autres places européennes, le mouvement reste tout aussi hésitant : le STOXX 600 grappille 0,03 % en séance, tandis que le FTSE 100 gagne 0,25 %.
Stellantis et Essilor tirent la cote vers le haut
En tête des hausses, Stellantis s'adjuge 2,31 % à 4,12 euros, signant la meilleure performance de l'indice. Le titre du constructeur automobile domine un palmarès marqué par la diversité des secteurs. Juste derrière, EssilorLuxottica progresse de 2,02 % à 146,80 euros.
La grande distribution n'est pas en reste avec Carrefour, en hausse de 1,73 % à 16,48 euros. Le laboratoire Eurofins Scientific gagne pour sa part 1,22 %, à 78,30 euros. L'opérateur boursier Euronext complète ce quintet de tête avec une avancée de 1,19 % à 161,40 euros. Un groupe hétéroclite qui illustre l'absence de thème directeur unique dans les rangs des gagnants.
Les valeurs bancaires et l'acier plombent l'indice
Le compartiment le plus malmené est celui des financières. ArcelorMittal ferme la marche avec un repli de 2,65 % à 60,14 euros, la sidérurgie restant exposée au renchérissement du coût de l'énergie. Le secteur bancaire pèse lourd sur la tendance : Société Générale cède 1,54 % à 71,20 euros, BNP Paribas abandonne 0,97 % à 98,34 euros.
Crédit Agricole recule de 0,99 % à 18,01 euros. Le titre fait l'objet d'un ajustement de la part d'Alphavalue, qui a abaissé son opinion de « acheter » à « accumuler » et ramené son objectif de cours de 25,60 à 21,90 euros. Le luxe apporte aussi son lot de morosité : LVMH perd 0,74 % à 393,90 euros. Un panorama contrasté qui laisse la cote parisienne suspendue à l'évolution des cours du pétrole, dans une séance dénuée de véritable moteur haussier.