LVMH : chiffre d'affaires des neuf premiers mois 2025 à 58 090 M€ et amélioration organique au T3
LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton a enregistré un chiffre d’affaires de 58 090 millions d’euros sur les neuf premiers mois de 2025, en baisse de 4% en données publiées, selon les informations communiquées. Le troisième trimestre a totalisé 18 280 millions d’euros, avec une progression organique de +1% au niveau du groupe dans un contexte de volatilité des devises. D’après le rapport, l’impact de change a pesé à hauteur de -2% en cumul depuis le début de l’année et de -5% sur le seul T3. Les tendances régionales sont apparues contrastées, avec une résilience en Europe et aux États-Unis, une faiblesse au Japon et une amélioration sensible dans le reste de l’Asie.
Résultats chiffrés consolidés et effets de change
Sur les neuf premiers mois de 2025, LVMH a réalisé un chiffre d’affaires de 58 090 millions d’euros, en retrait de 4% en données publiées par rapport à la même période de 2024, d’après les données communiquées. La devise de référence est l’euro. Le troisième trimestre 2025 a contribué à hauteur de 18 280 millions d’euros, illustrant un point d’inflexion organique avec une croissance de +1% au niveau du groupe, selon le commentaire de marché résumé. Cette dynamique trimestrielle positive en organique s’inscrit toutefois dans un environnement de devises défavorable : l’effet de change est indiqué à -2% sur la période de neuf mois et à -5% au troisième trimestre, ce qui a pesé sur l’évolution en données publiées.
Dans le même temps, la performance par segments révèle des trajectoires hétérogènes qui influencent la lecture du chiffre d’affaires consolidé. En amont de cette ventilation, deux éléments ressortent pour expliquer l’écart entre organique et publié : d’une part, les évolutions de parités qui affectent la conversion des ventes de marchés non-euro; d’autre part, des bases de comparaison particulières dans certaines zones, en lien notamment avec les flux touristiques. Le groupe précise en effet que la baisse des dépenses touristiques a affecté le T3 en Europe, conjointement à des fluctuations de devises. Ces facteurs exogènes contribuent à l’écart entre la croissance organique positive (+1% au T3) et la variation publiée négative sur neuf mois (-4%).
D’après le rapport, la dynamique régionale au troisième trimestre est demeurée robuste aux États-Unis et en Europe sur la demande locale, a été plus faible au Japon et s’est améliorée dans le reste de l’Asie. Cette configuration se reflète dans les comptes consolidés à travers une contribution différenciée des catégories d’activités. La normalisation de certaines bases de comparaison observée au Japon, après une année 2024 soutenue par un yen très faible et des dépenses touristiques élevées, explique en partie le profil de croissance moins porteur sur ce marché. A contrario, la progression organique du T3 au niveau groupe confirme, selon les éléments fournis, une amélioration séquentielle par rapport aux premiers mois de l’exercice, malgré des vents contraires de change persistants. Dans ce contexte, la lecture des performances nécessite de distinguer l’organique, qui isole l’effet du périmètre et des devises, de l’évolutif publié reflétant pleinement l’impact des monnaies.
Analyse par segments et zones géographiques
Par segments, l’activité Vins & Spiritueux a généré 3 917 millions d’euros de chiffre d’affaires sur les neuf premiers mois de 2025. Elle ressort en baisse organique de -4% et en baisse publiée de -7%; au troisième trimestre, la tendance organique s’améliore à +1%. Selon les éléments de risques communiqués, des tensions commerciales pèsent sur la demande de cognac aux États-Unis et en Chine, ce qui constitue un frein sectoriel identifié par le groupe. La division Mode & Maroquinerie affiche 27 611 millions d’euros sur la période, en recul organique de -6% et en baisse publiée de -8%.
Au T3, la variation organique est de -2%. Cette performance traduit un environnement plus sélectif dans le luxe haut de gamme, dans un contexte de devises défavorables au trimestre et d’évolution contrastée des flux touristiques, selon les commentaires géographiques partagés pour l’Europe et le Japon. Parallèlement, Parfums & Cosmétiques atteint 6 040 millions d’euros, stable en organique (0%) et en baisse de -2% en publié; au T3, l’organique progresse de +2%. Le groupe met en avant des lancements produits réussis, comme La Beauté Louis Vuitton et Miss Dior Essence, qui soutiennent la desirabilité des marques au sein de ce segment, d’après les opportunités identifiées. Les Montres & Joaillerie réalisent 7 409 millions d’euros, en hausse organique de +1% et en baisse publiée de -2%, avec un T3 à +2% en organique.
Des travaux de renouvellement de concepts, notamment chez Tiffany, sont cités parmi les initiatives commerciales en cours susceptibles d’alimenter l’attractivité des maisons, selon le groupe. Enfin, la Distribution sélective s’établit à 12 613 millions d’euros, en progression organique de +3% et stable en publié (0%), avec une accélération organique de +7% au troisième trimestre. Le groupe signale une performance robuste et des gains de parts de marché chez Sephora. Les Autres activités et éliminations représentent 500 millions d’euros. Sur le plan géographique, l’Europe est indiquée comme stable par rapport aux neuf premiers mois de 2024, avec un T3 affecté par la baisse des dépenses touristiques et des fluctuations de change. Les États-Unis sont également décrits comme stables sur la période, soutenus par une demande locale solide. Le Japon recule par rapport à 2024, année marquée par une forte dépense touristique liée à un yen très faible. Le reste de l’Asie montre, pour sa part, une amélioration notable des tendances par rapport à 2024. Ces indications recoupent la configuration sectorielle : une distribution sélective dynamique (Sephora) et des cosmétiques soutenus au T3, face à des catégories plus exposées aux tensions commerciales ou aux flux touristiques, comme les spiritueux et certaines activités de mode.
Stratégie, lancements et exécution commerciale
Selon le groupe, la stratégie demeure focalisée sur le renforcement de la désirabilité des marques, l’élévation continue de la qualité des produits, l’excellence retail et une organisation agile afin de consolider son leadership mondial en 2025. Cette orientation est explicitement rappelée dans le commentaire de perspective: « Group remains confident in an uncertain environment and will maintain a strategy focused on enhancing brand desirability, product quality, retail excellence and agile organisation to reinforce global leadership in 2025. »
L’exécution commerciale s’appuie sur plusieurs leviers cités : des lancements produits réussis et une politique de rénovation/extension de concepts dans les réseaux clés des maisons. Sur le plan de l’offre, le groupe met en avant des nouveautés ayant rencontré un succès, notamment La Beauté Louis Vuitton et Miss Dior Essence. D’après les données communiquées, ces lancements contribuent à l’attractivité au sein de Parfums & Cosmétiques, où la croissance organique atteint +2% au T3 et se maintient à 0% sur neuf mois. Le rôle de l’innovation et de la créativité est également souligné, avec un « creative momentum » nourri par des directeurs artistiques nouvellement nommés ou en place. Ce ressort créatif est présenté comme un facteur clé de vitalité des maisons.
En parallèle, le réseau physique fait l’objet d’investissements et de déploiements ciblés. Les informations partagées mentionnent des ouvertures et des renouvellements de concepts chez Tiffany, Louis Vuitton et Dior. Ces initiatives, positionnées sur des maisons phares, visent à enrichir l’expérience client et à soutenir la croissance organique dans les segments Mode & Maroquinerie, Montres & Joaillerie et Parfums & Cosmétiques. Dans la Distribution sélective, Sephora se distingue, le groupe signalant une « strong performance and market share gains ».
Cette dynamique illustre, selon les données communiquées, l’efficacité de la stratégie retail et la pertinence de l’assortiment dans un contexte de demande locale résiliente aux États-Unis et en Europe. Aucune opération de fusion-acquisition n’est mentionnée dans les informations reçues. Le cadrage stratégique communiqué reste donc centré sur l’attrait des maisons, la qualité de l’exécution en magasin et l’agilité organisationnelle pour adapter rapidement l’offre et la distribution aux conditions de marché. La combinaison des lancements récents, de l’animation commerciale en réseau et des mises à niveau de concept stores constitue, selon le groupe, un socle opérationnel pour renforcer la compétitivité dans un environnement marqué par les effets devises et des tendances touristiques changeantes.
Perspectives, environnement et message de la direction
Le groupe affiche un message de confiance, tout en reconnaissant un environnement géopolitique et économique incertain. La direction indique : « The Group remains confident and will maintain a strategy focused on continuously enhancing brand desirability and excellence in retail. » En complément, le commentaire de perspective précise l’ambition de maintenir une stratégie axée sur la désirabilité des marques, la qualité des produits, l’excellence retail et une organisation agile afin de « reinforce global leadership in 2025 ».
Ce cadre s’inscrit dans la continuité de la trajectoire observée au troisième trimestre, où la croissance organique de +1% au niveau groupe traduit une amélioration par rapport au début d’exercice, malgré un impact de change de -5% au T3, selon le résumé fourni. Les risques cités par le groupe incluent la fluctuation des devises, qui a amputé les ventes de -2% sur les neuf mois et de -5% au troisième trimestre, ainsi qu’un environnement géopolitique et économique incertain.
Les flux touristiques sont identifiés comme un facteur clé de sensibilité pour l’Europe et le Japon, où la baisse des dépenses touristiques au T3 et la normalisation par rapport à une année 2024 soutenue par un yen faible influencent la trajectoire des ventes. Par ailleurs, des tensions commerciales pèsent sur la demande de cognac aux États-Unis et en Chine, un point particulièrement pertinent pour la division Vins & Spiritueux, en recul organique de -4% sur neuf mois. Sur le plan régional, le groupe rapporte une résilience en Europe et aux États-Unis, portée par une demande locale solide. Le Japon demeure un point plus faible relatif, tandis que le reste de l’Asie montre une amélioration notable des tendances par rapport à 2024. Cette lecture, fournie dans le commentaire de marché, encadre les perspectives à court terme : la consolidation de la demande locale et l’activation des réseaux retail, notamment chez Sephora, doivent, selon le groupe, soutenir l’activité dans les zones les plus dynamiques.
En synthèse, les perspectives s’appuient sur des fondamentaux opérationnels — assortiments renouvelés, animations retail, élévation de la qualité et de l’expérience — et sur une discipline d’exécution visant à compenser les vents contraires externes (devises, tourisme, tensions commerciales). La direction réaffirme sa confiance, tout en plaçant l’agilité organisationnelle au cœur de l’adaptation aux conditions de marché. Les éléments chiffrés disponibles (58 090 millions d’euros sur neuf mois; 18 280 millions d’euros au T3; +1% organique au T3; effets de change de -2% YTD et -5% au T3) cadrent ces perspectives dans une approche prudente sur le plan externe et active sur le plan opérationnel, d’après le communiqué et le résumé de marché.
Positionnement et trajectoire financière à l’issue du T3 2025
À ce stade de l’exercice 2025, LVMH présente un profil de croissance contrasté selon les segments, avec une dynamique organique qui s’améliore au troisième trimestre dans plusieurs activités. Le chiffre d’affaires atteint 58 090 millions d’euros sur neuf mois, en baisse de 4% en données publiées, sous l’effet notamment d’un environnement de change défavorable (-2% en cumul et -5% au T3, selon les informations fournies).
Le trimestre écoulé montre une progression organique de +1% au niveau groupe, dans un contexte marqué par la normalisation des dépenses touristiques au Japon et un recul des flux touristiques en Europe au T3, tandis que la demande locale reste solide aux États-Unis et en Europe, et que le reste de l’Asie améliore sensiblement sa trajectoire. Au sein du portefeuille, la Distribution sélective se distingue par une croissance organique de +3% sur neuf mois et de +7% au T3, soutenue par la bonne tenue de Sephora et des gains de parts de marché, d’après le groupe. Parfums & Cosmétiques se maintient en organique (0% sur neuf mois; +2% au T3), avec l’appui de lancements tels que La Beauté Louis Vuitton et Miss Dior Essence. À l’inverse, Mode & Maroquinerie recule en organique de -6% sur neuf mois (-2% au T3), et Vins & Spiritueux affiche -4% en organique sur la période (+1% au T3), dans un environnement que le groupe décrit comme pénalisé par des tensions commerciales sur le cognac aux États-Unis et en Chine.
Montres & Joaillerie progresse légèrement en organique (+1% sur neuf mois; +2% au T3), tandis que les Autres activités et éliminations totalisent 500 millions d’euros. Selon le message de la direction, la priorité demeure l’élévation de la désirabilité des marques, la qualité des produits, l’excellence retail et l’agilité organisationnelle pour renforcer le leadership mondial en 2025. Cette feuille de route s’appuie sur des renouvellements de concepts chez Tiffany, Louis Vuitton et Dior, une exécution commerciale soutenue et des innovations produit. Dans un environnement incertain et exposé aux devises, le groupe souligne sa confiance et son intention de poursuivre cette stratégie, d’après les citations fournies.