Commerce français : vitrines en mouvement
Le commerce physique français se recompose en 2025, avec un retour des enseignes de proximité et une réinvention des centres-villes.
Les commerces de proximité reprennent du terrain
Codata souligne la montée en puissance des formats de proximité, qui séduisent autant les consommateurs que les investisseurs. Les supérettes, boulangeries artisanales, concepts bio ou circuits courts occupent désormais plus de 16 % du parc commercial français, contre 13 % en 2019.
Cette évolution traduit un changement durable des comportements : les Français privilégient des achats plus fréquents, plus locaux et plus pratiques. Les enseignes d’alimentation spécialisée, les pharmacies et les commerces de soins sont parmi les rares à enregistrer une croissance nette du nombre d’implantations.
Vers un nouvel équilibre du commerce physique
Le baromètre Codata observe aussi une mutation des investissements immobiliers commerciaux. Les foncières et gestionnaires d’actifs privilégient désormais la flexibilité des baux et la modularité des espaces. Les galeries marchandes intègrent des “espaces test” permettant à des enseignes éphémères ou digitales de s’implanter sans engagement long terme.
Les nouveaux usages hybrides (coworking, restauration rapide, click-and-collect) s’installent durablement, témoignant d’une redéfinition du rôle du point de vente : moins lieu de stockage, plus lieu d’expérience et de lien social.
Vers un nouvel équilibre du commerce physique
Sur le plan national, Codata note que près de 40 % des nouvelles ouvertures concernent des enseignes déjà existantes, qui consolident leur maillage territorial plutôt que de s’étendre à l’étranger. Une prudence qui s’explique par le contexte économique : taux d’intérêt élevés, coûts énergétiques persistants, et rentabilité plus faible des grands formats.
L’étude conclut à une forme de “retour à la raison” du commerce physique, où la qualité de l’expérience client et la complémentarité avec le digital priment sur la croissance à tout prix.