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Dernière mise à jour : 23/01/2026 - 17h35
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Défaillances d’entreprises : une vague qui n’en finit plus d’inquiéter

La France subit une vague de défaillances d'entreprises inédite depuis la crise financière de 2008-2009.

Défaillances d’entreprises : une vague qui n’en finit plus d’inquiéter

Une hausse inédite des défaillances depuis 2022

Le marché français traverse une vague de défaillances inédite depuis deux ans. En 2022, le redémarrage de l’économie post-COVID, associé à la suppression progressive des aides d’État, a révélé la vulnérabilité de nombreuses entreprises. Après une période de calme, les défaillances avaient accéléré, amplifiées par l'inflation et la montée des coûts énergétiques.

En 2023, la Banque de France avait observé une augmentation de 34 % des faillites par rapport à 2022, portant le nombre total d’entreprises défaillantes à environ 55 500. Un chiffre alarmant qui a poursuivi sa croissance en 2024 pour atteindre, à l'automne, 64.000 cas selon les données provisoires de l'institution.

Cette vague de faillites n’est pas seulement un retour à la normale après les années de soutien massif : elle illustre une crise profonde dans le paysage entrepreneurial français. La vulnérabilité des sociétés, particulièrement celles de taille modeste, met en évidence l’incapacité de nombreuses structures à affronter les chocs économiques actuels, accentuant la fracture entre les grandes entreprises et les PME.

Les secteurs les plus touchés : BTP, logistique et textile

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Tous les secteurs ne sont pas affectés de la même manière, mais certains sont nettement plus exposés. Parmi eux, le bâtiment et les travaux publics (BTP) se trouvent en première ligne. Entre une augmentation des coûts des matériaux et la baisse des permis de construire, le secteur du BTP a vu ses défaillances augmenter de 36,5 % en un an. Le logement neuf est en chute libre, et les difficultés d’approvisionnement pèsent sur les marges, forçant de nombreux acteurs à mettre la clé sous la porte.

D'après les données du cabinet Ellisphère, le secteur de la logistique, plus spécifiquement le transport routier, est aussi touché de plein fouet. Avec une hausse de 37,5 % des faillites, la conjoncture devient insoutenable pour de nombreuses entreprises, qui peinent à absorber la hausse des coûts du carburant et les exigences écologiques croissantes. Les PME de ce secteur, qui souffrent de marges souvent réduites, sont les plus vulnérables aux variations de coûts et aux difficultés d’accès aux financements.

Dans l’industrie textile, la hausse des coûts de production et le changement des habitudes de consommation ont provoqué un véritable raz-de-marée. La fermeture de plusieurs enseignes emblématiques, reflet d’une hausse de 26,5 % des défaillances, illustre la crise qui frappe ce secteur autrefois florissant.

La vulnérabilité des TPE et PME face aux contraintes économiques

Les très petites entreprises (TPE) et petites et moyennes entreprises (PME) forment la colonne vertébrale de l’économie française, mais elles sont particulièrement vulnérables aux crises. Les TPE, en particulier, représentent presque 9 entreprises en cessation de paiement sur 10. La plupart de ces structures sont liquidées sans procédure de redressement, ce qui illustre leur faible résilience financière.

Pour les PME, le tableau est similaire : elles enregistrent une part de 8 % des défaillances totales, un niveau supérieur à la moyenne d’avant la crise sanitaire. La faible capacité de ces entreprises à résister aux chocs économiques est révélatrice de leur dépendance aux financements externes et de leur faible trésorerie. De plus, le durcissement des conditions de crédit fragilise davantage ces structures, limitant leurs options de financement pour affronter des périodes difficiles.

Les effets de la fin des aides d’État et du durcissement du crédit bancaire

Les très petites entreprises (TPE) et petites et moyennes entreprises (PME) forment la colonne vertébrale de l’économie française, mais elles sont particulièrement vulnérables aux crises. Les TPE, en particulier, représentent presque 9 entreprises en cessation de paiement sur 10. La plupart de ces structures sont liquidées sans procédure de redressement, ce qui illustre leur faible résilience financière.

Pour les PME, le tableau est similaire : elles enregistrent une part de 8 % des défaillances totales, un niveau supérieur à la moyenne d’avant la crise sanitaire. La faible capacité de ces entreprises à résister aux chocs économiques est révélatrice de leur dépendance aux financements externes et de leur faible trésorerie. De plus, le durcissement des conditions de crédit fragilise davantage ces structures, limitant leurs options de financement pour affronter des périodes difficiles.





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