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Alors que Jerome Powell s’apprête à relancer le cycle d’assouplissement monétaire, les marchés s’interrogent sur l'impact de six baisses de taux anticipées sur douze mois, le risque de récession reste une préoccupation majeure.
Le 17 septembre, la Fed devrait annoncer une première baisse de 25 points de base, marquant la reprise d’un cycle d’assouplissement interrompu ces derniers mois. Les investisseurs anticipent jusqu’à six réductions en douze mois, signe que la banque centrale américaine souhaite agir rapidement pour soutenir l’économie.Mais cette décision intervient dans un contexte particulier. Depuis Jackson Hole, Jerome Powell a clairement indiqué que la priorité de la Fed s’était déplacée de l’inflation vers le marché du travail. La faiblesse de l’emploi tient en partie à des facteurs structurels – comme la baisse de l’immigration – mais la demande montre elle aussi des signes d’essoufflement. Les indicateurs avancés, tels que l’ISM emploi, suggèrent un ralentissement prolongé de la croissance de l’emploi.Historiquement, les baisses de taux ne sont pas synonymes de récession systématique, mais elles marquent souvent des périodes de vulnérabilité. Lorsque la reprise des baisses n’a pas été suivie d’un ralentissement, les marchés actions ont continué de progresser, atteignant même de nouveaux sommets dans les six mois suivants. En revanche, en cas de récession confirmée, les actions ont tendance à plonger avant de rebondir, tandis que les obligations surperforment dans un premier temps.
Dans ce contexte incertain, les investisseurs cherchent à arbitrer entre croissance potentielle et couverture défensive. Aux États-Unis, plusieurs secteurs apparaissent comme des points d’ancrage :Technologie : à court terme, prudence face au risque de « capex indigestion », tant les investissements massifs des géants du secteur peinent à générer des revenus proportionnels. Mais à moyen terme, l’intelligence artificielle s’impose comme un relais de croissance majeur. L’adoption par les consommateurs et les entreprises dépasse les attentes, et la monétisation de ces usages reste encore largement à exploiter.Santé : malgré l’incertitude liée aux politiques commerciales et au projet de Donald Trump d’instaurer un système de prix des médicaments fondé sur le « pays le plus favorisé », le secteur conserve un potentiel solide. Les marchés de l’obésité ou d’Alzheimer, portés par de nouveaux traitements, pourraient compenser les expirations de brevets.
Services aux collectivités : traditionnellement défensif, le secteur profite aussi d’une exposition croissante à la demande énergétique générée par l’essor de l’IA. Une double fonction, protectrice et porteuse de croissance.Financières : l’assouplissement réglementaire, la reprise des marchés de capitaux et la croissance soutenue des paiements digitaux renforcent la solidité du secteur. Les marges d’intérêt, déjà en amélioration, constituent un moteur supplémentaire.En Europe, les experts recommandent de privilégier les valeurs de qualité, caractérisées par une forte rentabilité, des bilans solides et une résilience éprouvée. Ces titres ont historiquement surperformé en période de faible croissance. Les industrielles européennes présentent elles aussi des atouts : une décote par rapport à leurs homologues américaines, une exposition structurelle aux thèmes de l’énergie et des ressources, et un regain attendu de l’activité manufacturière mondiale, tirée notamment par la fin du déstockage en Chine. Enfin, les actions suisses à dividendes offrent un rendement moyen d’environ 3 %, supérieur à celui des obligations en francs suisses, grâce à une rentabilité robuste et des distributions durables.