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Dernière mise à jour : 18/02/2026 - 17h35
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Transparence salariale : les entreprises françaises à la traîne

Les entreprises françaises sont mal préparées à la directive européenne sur la transparence des rémunérations.

Transparence salariale : les entreprises françaises à la traîne

Une directive qui change tout

Adoptée en 2023, la directive européenne sur la transparence des rémunérations devra être transposée dans le droit français d’ici au 7 juin 2026. Elle impose aux employeurs de publier les fourchettes de salaires à l’embauche, d’interdire toute question sur les antécédents de rémunération et de communiquer, à la demande, les niveaux moyens de salaire pour des postes équivalents.

Pour beaucoup d’entreprises françaises, le compte à rebours a commencé. L’enquête annuelle 2025 de WTW montre pourtant que les pratiques restent limitées : seules 4 % des entreprises partagent déjà les fourchettes salariales par catégorie de poste, alors que deux tiers déclarent vouloir le faire à terme.

En revanche, les engagements publics en matière d’équité progressent : 44 % des sociétés publient désormais une déclaration sur le sujet, contre 38 % l’an dernier. Et 27 % diffusent volontairement leur écart de rémunération femmes-hommes, un chiffre supérieur à la moyenne mondiale (17 %).

La pression réglementaire comme moteur

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En France, près de 78 % des organisations considèrent les exigences réglementaires comme le premier facteur de transparence. Les autres moteurs – attentes des salariés (45 %), critères ESG et diversité (46 %) – restent secondaires. À l’international, la culture d’entreprise ou la confiance du management pèsent davantage, mais en recul.

Cette dépendance au cadre réglementaire révèle une approche défensive. Beaucoup d’employeurs se préparent à la conformité minimale plutôt qu’à une refonte stratégique de leur politique salariale. Or, les attentes des collaborateurs évoluent rapidement : 62 % des entreprises craignent une hausse des questions des salariés une fois les fourchettes publiées, et 55 % anticipent plus de négociations individuelles.

Des freins encore puissants

Pourquoi ce retard ? Trois raisons dominent :

- La crainte des réactions internes (53 % des DRH interrogés).- Le manque de préparation des programmes de rémunération (50 %).- L’absence d’une architecture claire des emplois (35 %).

En clair, beaucoup d’organisations ne disposent pas encore d’outils suffisamment solides pour gérer la transparence. Seules 27 % forment leurs dirigeants sur le sujet, 23 % leurs managers, mais à peine 10 % leurs salariés. Près de la moitié (47 %) n’ont aucun plan de formation en cours, un chiffre préoccupant à quelques mois de l’échéance.





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