Une économie mondiale étonnamment résiliente
Contenu conçu et proposé par Brisbane Media. La rédaction n'a pas participé à la réalisation de cet article.
Les États-Unis tiennent le cap, l'Asie accélère
Aux États-Unis, les indicateurs macroéconomiques envoient des signaux contrastés mais globalement rassurants. Le PIB américain a progressé de 3,8 % au deuxième trimestre, un rythme soutenu malgré un shutdown fédéral ayant retardé la publication de nombreuses statistiques.
La consommation reste plus ferme qu’attendu, soutenue par la hausse du pouvoir d’achat et la modération de l’inflation autour de 3 %, un niveau étonnamment stable malgré les droits de douane instaurés par l’administration Trump. Une partie de leur impact semble absorbée par les marges des entreprises, selon Amplegest.
Le marché du travail, lui, commence à montrer quelques signes de fatigue : le nombre de postes créés dans le secteur privé ralentit, le taux de démission recule et la durée hebdomadaire du travail diminue légèrement. Ces indicateurs avancés laissent entrevoir un possible retournement de tendance, même si le taux de chômage reste historiquement bas.
La Réserve fédérale anticipe d’ailleurs deux baisses de taux supplémentaires d’ici fin 2025 pour accompagner ce tassement, avant un statu quo plus prudent en 2026.
En Asie, la dynamique reste clairement positive. La Chine stabilise sa croissance autour de 4,5 % à 5 %, malgré la contraction du secteur immobilier, et le Japon sort enfin de sa déflation chronique. Quant à l’Inde, elle demeure un moteur central de la croissance mondiale, tirée par la consommation domestique et les infrastructures.
L'Europe en retrait mais sur la voie du redressement
Le vieux continent reste à la traîne, mais certaines évolutions méritent d’être soulignées. Si la France demeure engluée dans une incertitude politique — entre hypothèse de dissolution et blocage budgétaire —, l’activité économique ne se dégrade pas davantage. La consommation tient, les défaillances d’entreprises se stabilisent et les tensions sur l’emploi restent contenues.
C’est surtout du côté de l’Allemagne que les perspectives s’améliorent. Après deux années de contraction industrielle, Berlin adopte une politique budgétaire plus volontariste, axée sur la relance militaire et les infrastructures. Les effets de ces programmes devraient commencer à se matérialiser en 2026, redonnant de l’oxygène à la zone euro.
L’Espagne et, dans une moindre mesure, l’Italie, confirment leur rôle de relais de croissance, grâce à une demande intérieure soutenue.
Sur le plan boursier, les publications de résultats du troisième trimestre rassurent les investisseurs. Aux États-Unis comme en Europe, la qualité des performances reste bonne, portée notamment par la révolution de l’intelligence artificielle, qui demeure un moteur d’optimisme sur les marchés actions.
Un scénario “goldilocks”… à surveiller de près
Pour Amplegest, la situation actuelle ressemble à un scénario “goldilocks” : ni trop chaud, ni trop froid. La croissance reste soutenue, les prix sous contrôle, et la politique monétaire se normalise sans casse. Les marchés sont chèrement valorisés, reconnaît Emmanuel Auboyneau, mais il n’existe pas de bulle manifeste dans un environnement de résultats solides et de taux en baisse.
Les équipes de gestion d’Amplegest ont d’ailleurs légèrement renforcé le risque dans leurs portefeuilles équilibrés, tout en restant majoritairement investies en actions sur les mandats dynamiques.
Leur conviction : la combinaison d’un ralentissement maîtrisé, de marges encore confortables et d’une baisse graduelle des taux crée un environnement favorable à la performance des actifs risqués.
Reste à surveiller la politique américaine et les aléas électoraux européens, susceptibles d’introduire une volatilité accrue au premier semestre 2026.
Mais pour l’heure, le constat est clair : l’économie mondiale tient debout — et mieux que prévu.
Contenu conçu et proposé par Brisbane Media. La rédaction n'a pas participé à la réalisation de cet article.