Permis bateau 2024 : voici comment le passer et à quel prix
Permis côtier, fluvial ou hauturier... La détention d'un permis bateau peut-être obligatoire dans certains cas. Quand le passer, comment, et à quel prix ?
Les cas où le permis bateau n'est pas obligatoire
Certains bateaux sont dispensés de permis. C'est notamment le cas des navires de plaisance à moteur dont la puissance est inférieure à 6 chevaux ou 4,5 kilowatts. Il en va de même pour les petits voiliers (dériveurs, catamarans, optimistes). La conduite de petits bateaux de promenade ou de pêche ainsi que celle des kayaks de mer est aussi exemptée. Pour les autres navires, il existe plusieurs types de « permis bateau ». Celui-ci dépend :
- du type d'embarcation,
- du plan d'eau (mer, rivière, lac...)
- et de l'usage qui va être fait du navire (loisirs ou usage commercial comme le transport de passagers ou de marchandises).
Le succès du permis bateau ne cesse de croître avec près de 100.000 candidats en 2023. Pour mieux répondre à cette augmentation, le ministère de la Mer a délégué l'organisation de l'épreuve théorique à des organismes privés : La Poste, Dekra, SGS : objectif code et Bureau Véritas : CodeN'Go. Les personnes souhaitant s'inscrire peuvent donc s'adresser directement à eux.
Le permis bateau de plaisance : pour la navigation de loisir
Le permis bateau de plaisance est obligatoire dès que le bateau à moteur dépasse 6 chevaux ou 4,5 kilowatts. Attention, car le défaut de permis pour ce type d'embarcation expose à une amende de 1500 euros. En cas d'accident, les assurances refusent de prendre le coût de sinistre en charge, ce qui peut être lourd de conséquences. Le permis bateau de plaisance est scindé en deux catégories :
- Le permis côtier, qui autorise à naviguer en mer à proximité du littoral
- Le permis fluvial, qui autorise à naviguer sur les eaux intérieures comme les rivières, les fleuves et les lacs.
Ces deux catégories comprennent chacune deux options :
- L'option de base qui permet de naviguer uniquement dans certaines conditions,
- Une extension qui autorise à manœuvrer des bateaux sans limitations. Ce permis autorise les titulaires à utiliser la radio VHF dans les eaux territoriales françaises.
Elle permet :
- de communiquer avec les autres bateaux, les ports, les centres de secours,
- d'écouter les bulletins météo quotidiens et spéciaux (BMS),
- d'envoyer, le cas échéant, des messages de sécurité ou de détresse.
Navigation en mer : le permis bateau option côtière, ou « permis côtier »
Son nom officiel est le permis bateau de plaisance option côtière mais on l'appelle couramment le permis côtier ou le permis plaisance. Il autorise la prise en charge d'un bateau doté d'un moteur de plus de 6 chevaux ou 4,5 kilowatts, dans certaines conditions. Ses titulaires peuvent mener leur embarcation jusqu'à un maximum de 11 kilomètres des côtes, soit 6 milles nautiques. Ils peuvent également naviguer sur les lacs fermés. Le permis côtier autorise également à conduire un jet-ski dont la puissance du moteur est supérieure à 6 chevaux, seulement en journée. Il est accessible à partir de 16 ans.
Naviguer en haute mer : le permis plaisance avec extension hauturière, ou « permis hauturier »
Le permis de plaisance option côtière impose de rester dans une limite de 11 km du littoral. Pour pouvoir naviguer plus loin, et aller en haute mer, il est nécessaire d'obtenir une extension : le « permis hauturier ». Le permis hauturier offre la possibilité de naviguer au large sur des bateaux dotés de tout type de moteur. Rien n'empêche donc de traverser l'Atlantique à ceux qui détiennent ce permis et sont équipés d'un bon bateau. Le permis hauturier est accessible à ceux qui sont déjà titulaires du permis côtier, et qui ont au moins 16 ans.