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Crypto-actifs : l'AMF délivre le premier visa pour une ICO



L'Autorité des Marchés Financiers vient de délivrer son tout premier visa pour une levée de fonds en crypto-actifs. La société pionnière est une plateforme de financement participatif spécialisée sur le financement de projets en crypto-monnaies.

Temps de lecture : 2 minute(s) - | Mis à jour le 04-01-2021 11:53:00 | Publié le 20-12-2019 10:16  Photo : Wikicommons  
Crypto-actifs : l'AMF délivre le premier visa pour une ICO

Ce premier visa est délivré à une plateforme spécialisée sur les ICO

Cette « offre au public de jetons », ou « initial coin offering» (ICO), est la toute première à obtenir le précieux sésame du gendarme de la bourse depuis l'instauration de cette possibilité par la loi Pacte en avril 2019.

L'heureuse élue est la société French-ICO, « qui a développé une plateforme de financement de projets en crypto-monnaies » via le système des ICO, explique l'AMF. Créée en 2018 avec pour base la technologie blockchain Ethereum, la société compte mettre en relation des porteurs de projets souhaitant lever des fonds et des investisseurs français et internationaux.
Une activité qui ressemble à celle d'une plateforme de financement participatif classique, à ceci près qu'il s'agit d'émettre non pas des titres financiers mais des crypto-actifs, et que les investissements ne se font qu'en crypto-monnaies.

Grâce à ce visa, French-ICO vise une levée de fonds entre 100 000 et 1 million d'euros pour « financer la commercialisation et l'accélération du projet, mais aussi acquérir la légitimité indispensable pour accompagner les futurs porteurs de projets et souscripteurs ». La plateforme, qui a déjà bénéficié d'une subvention à l'innovation de la BPI, ouvrira les souscriptions du 1er mars au 1er juin 2020.

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Les « jetons de services » seuls habilités à recevoir des visas de l'AMF

Dans le cadre des ICO, les investisseurs financent des projets en investissant en crypto-monnaies. Contrairement à une levée de fonds classique, ils reçoivent en échange des « jetons de services » ou « utility tokens ». Ceux-ci ne sont pas considérés comme des titres financiers. Ils sont échangeables contre les produits ou les services du porteur de projet, et sont éventuellement revendables si un marché secondaire existe. Ces jetons « de services », assimilables à des bons d'achat, sont les seuls à pouvoir prétendre à un visa pour le moment.

De leur côté, les porteurs de projets peuvent utiliser les fonds récoltés pour leur développement. L'avantage et que l'ICO leur permet de lever des fonds sans diluer le capital de la société.

Depuis 2014, plusieurs milliards d'euros ont été levés dans le monde via les ICO, dont seulement 130 millions en France.



Le visa sur ICO reste optionnel mais permet de communiquer


L'obtention d'un visa pour ce type de levée de fonds n'est pour le moment pas obligatoire. Les ICO lancées sans visa restent donc légales. Le visa permet néanmoins à l'émetteur de faire de la publicité auprès du public, tout en rassurant les investisseurs. L'AMF attire toutefois l'attention sur le fait que le visa ne porte que sur la conformité des documents d'informations présentés par l'émetteur, et pas sur l'opportunité d'investir dans le projet.

Bien que le visa ne soit qu'optionnel, les conditions de sa délivrance restent drastiques. Pour y prétendre, l'émetteur doit être immatriculé en France et fournir un document d'informations conforme au règlement de l'AMF. La sauvegarde des fonds et actifs numériques, ainsi que leur suivi, doivent être mis en place. L'émetteur doit adapter ses procédures aux dispositions légales relatives à la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

Toujours dans le domaine des crypto-actifs, l'AMF pourrait bientôt délivrer les premiers agréments de prestataires de services sur actifs numériques (PSAN), un statut créé par un décret daté de novembre 2019. Ces nouveaux intermédiaires pourraient contribuer à développer le marché secondaire des actifs numériques.

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