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Immobilier neuf : à quoi s'attendre pour la fin d'année ?



Malgré une hausse constante des prix, les logements neufs conservent leur attractivité auprès des acheteurs grâce aux potentielles économies d'énergie et aux dernières heures de la loi Pinel.

Temps de lecture : 2 minute(s) - | Mis à jour le 25-08-2022 09:24 | Publié le 25-08-2022 09:15
Photo : Shutterstock  

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Des performances énergétiques aux avantages fiscaux, le neuf conserve son attrait

L'intérêt des Français pour l'achat de logements neufs reste constant sur presque tout le territoire. Cette rentrée ne devrait pas faire exception. Pour certaines catégories d'acheteurs comme les primo-accédants, c'est l'occasion de bénéficier d'un habitat aux dernières normes, plus économe en énergie. Avec les canicules de l'été 2022 et l'explosion du coût de l'électricité et du gaz, certains candidats à l'accession préfèrent désormais porter leur choix sur un logement certes plus cher à l'achat, mais qui doit leur permettre de réaliser des économies conséquentes sur leurs factures à long terme.

En parallèle, les personnes qui souhaitent procéder à un investissement locatif ne disposent plus que de quelques semaines pour profiter à plein du régime Pinel. À compter du 1er janvier 2023, les conditions pour bénéficier de la réduction d'impôts seront nettement durcies, comme nous l'évoquions dans cet article. Cet automne devrait à nouveau être une saison de forte demande pour les logements défiscalisants.

>> A LIRE : Où investir en loi Pinel à la rentrée ?

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Une conjoncture moins favorable et un accès au neuf plus difficile

Pourtant, les prix de l'immobilier neuf n'en finissent pas d'augmenter. Cette hausse résulte de nombreux facteurs. À commencer par la pénurie et le renchérissement de certains matériaux de construction, qui se répercutent mécaniquement sur les prix d'achat.

La hausse est aussi provoquée par la raréfaction des terrains à bâtir et des normes de plus en plus contraignantes. Bilan : il devient de plus en plus compliqué de construire et les promoteurs immobiliers ne disposent plus de stocks pour compenser la demande des acheteurs.

Après une période faste de baisse historique des taux d'emprunt, le marché pourrait aussi pâtir de la hausse du coût des crédits, conjuguée à l'impossibilité d'allonger les délais de remboursement et à la stagnation du taux d'usure. Les capacités d'emprunt ne sont plus extensibles. Les multiples rappels à l'ordre des banques par le HCSF font aussi que les critères d'acceptation des dossiers par les établissements bancaires sont progressivement plus durs.

La première catégorie d'acheteurs touchée par ce phénomène est celle des primo-accédants, qui n'offre souvent pas un apport important pour leur premier achat. Mais les investisseurs immobiliers sont aussi concernés, puisque soumis au taux maximum de 33% voire 35% d'endettement, quels que soient leurs revenus.

Nul doute que ces modifications conjoncturelles, ajoutées à l'inflation rampante, vont avoir tôt ou tard un impact sur le marché de l'immobilier neuf et de la promotion immobilière. La production de logements, pourtant déjà insuffisante selon de nombreux observateurs pour contrer les coûts supportés par les ménages pour se loger, risque de subir un nouveau coup de frein dans les mois à venir.

Le secteur étant pourvoyeur de nombreux emplois, les crises immobilières qui se sont succédé depuis plusieurs décennies ont toujours été accompagnées par des incitations fiscales destinées à relancer la construction. Des observateurs dénoncent d'ailleurs régulièrement un secteur économique qui serait « sous perfusion de l'État ». Le gouvernement devra-t-il revoir sa copie en assouplissant à nouveau la loi Pinel ou en mettant en place une nouvelle loi de défiscalisation ? Difficile à dire, dans un contexte économique de plus en plus incertain et contraint.

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Dans certaines zones, l'attractivité pour l'immobilier neuf tend à rester constant : c'est notamment le cas du Grand Paris, où de nombreuses villes voient leur cote progresser grâce à l'arrivée des nouvelles lignes de métro dans la décennie à venir.

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