SCPI : une nouvelle dynamique sur le marché
Les “nouvelles SCPI” ont su tirer parti de leur flexibilité et de leur structure plus moderne pour offrir des performances souvent supérieures aux anciennes.
Les nouvelles SCPI : une flexibilité et une performance accrues
Les SCPI de nouvelle génération, lancées après 2020, attirent les investisseurs grâce à leurs rendements impressionnants, souvent supérieurs à 5 % par an. Par exemple, Comète, une SCPI récemment créée, moins d’un an d'existence pour avoir un Taux de Distribution (TD) annuel, avait un rendement cible annuel de 8%. À la vue des 2 premiers trimestres et des dividendes qu’elle a versé, elle est même sur une tendance de plus de 10 %. À voir bien sûr si les 2 prochains trimestres seront du même acabit, mais si d’aventure c’est le cas, ce rendement la placerait en tête de liste parmi les meilleures SCPI sur le marché aujourd'hui.
De nombreuses autres jeunes SCPI, telles que Transition Europe (8,16 % de Taux de Distribution 2023), Remake Live (TD 2023 de 7,79 %), et Iroko Zen (TD de 7 %), affichent également des résultats notables, surtout dans un contexte où le marché immobilier global connaît certaines turbulences.
Pourquoi une telle performance ?
Les raisons de cette supériorité sont multiples. Les nouvelles SCPI bénéficient encore d’une forte liquidité, ce qui leur permet de saisir des opportunités d’achat sur un marché immobilier où les prix tendent à baisser. Cette baisse des prix de l’immobilier constitue une aubaine pour ces sociétés qui peuvent acquérir des biens à des prix compétitifs et diversifier davantage leurs portefeuilles. Elles auront plus d’opportunités par la suite de revaloriser leur prix de part plus facilement.
L'une des forces majeures des jeunes SCPI réside dans leur diversification (autant sur son parc immobilier, ses types d’actifs que sa répartition géographique). Contrairement aux SCPI plus anciennes, souvent focalisées sur des bureaux ou des commerces, les jeunes SCPI investissent dans une large gamme d'actifs, y compris des Ehpad, des hôtels, et des locaux logistiques. Cette diversification leur permet de mieux résister aux fluctuations du marché.
L’importance de la diversification dans les SCPI
Diversifier son portefeuille est une stratégie cruciale pour minimiser les risques, et les nouvelles SCPI ont parfaitement intégré cette leçon. En diversifiant les types de biens dans lesquels elles investissent, elles ne dépendent pas uniquement de l’évolution d’un seul secteur. Cela se traduit par des rendements plus stables et moins vulnérables aux chocs économiques.
D’après les données de l'ASPIM (Association Française des Sociétés de Placement Immobilier), les SCPI dites 'diversifiées' représentent 63 % de la collecte brute au second trimestre de 2024. Elles surclassent nettement les SCPI spécialisées dans les bureaux, qui ne représentent plus que 19 % de la collecte brute, un déclin dû à la montée du télétravail et au faible intérêt pour les grands espaces de bureaux.
Par ailleurs, des secteurs comme la santé et l’éducation (8 %), ainsi que la logistique et les locaux d’activité (5 %), apparaissent également en retrait par rapport aux SCPI diversifiées.
Les SCPI résidentielles, bien qu’elles représentent une part plus faible de la collecte brute (2 %), ainsi que les SCPI axées sur le secteur de l’hôtellerie et des loisirs (1 %), continuent toutefois d'attirer un certain type d'investisseurs, notamment ceux cherchant des actifs à forte croissance, à long terme.
Les anciennes SCPI face à un défi de taille
Contrairement à leurs jeunes concurrentes, les SCPI plus anciennes, notamment celles investissant massivement dans les bureaux, sont confrontées à une baisse significative de la valeur de leurs parts.
Selon l'ASPIM, les valeurs de réalisation des SCPI de bureaux ont chuté d’environ 10,3% en 2023.
Parmi les sociétés les plus touchées, on trouve Accimo Pierre, Génépierre, et Laffitte Pierre, qui peinent à résister à l’effondrement de la demande pour les bureaux. Les tendances du marché, telles que l'essor du télétravail et du 'flex office', ont considérablement réduit la demande pour de grandes surfaces de bureaux, rendant ces investissements moins attractifs.