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Emmanuel Macron : SMIC, CSG, heures sup... les mesures d'urgence annoncées

| Publié le 10-12-2018 21:36 | Mise à jour le 05-03-2019 12:54
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Emmanuel Macron : SMIC, CSG, heures sup... les mesures d'urgence annoncées
Crédit(s) photo(s) : (c) Shutterstock  

Emmanuel Macron s'est exprimé ce soir suite au mouvement des gilets jaunes et aux violents affrontements qui s'y sont associés, en décrétant des mesures à court terme sur le pouvoir d'achat et en instituant un grand débat national.

Un enchaînement de violences inadmissibles

Le Président de la République est d'abord revenu sur les violences qui ont secoué le pays depuis le 24 novembre, en affirmant qu'elles "ne bénéficieraient d'aucune indulgence". Si aucune ne peut être justifiée selon lui, les colères exprimées par les français sont "sincères", "profondes", et "justes à bien des égards". Elles sont le résultat de "40 années de malaises", dont il admet prendre "une part de responsabilité".

Emmanuel Macron a en effet procédé à une sorte de mea cupla, en précisant avoir conscience qu'il ait pu blesser à certains moments. Il affirme cependant s'être toujours battu pour la France, tout en réaffirmant sa légitimité à la tête de l'Etat.

Le chef de l'Etat ne cache pas ses inquiétudes, évoquant une éventuelle perte de la liberté d'expression : "quand la violence se déchaîne, la liberté cesse", un "peuple se divise à ce point court à sa perte".

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Un état d'urgence économique et social décrété

Comme un écho à ceux qui ont demandé l'état d'urgence suite aux violences de la semaine dernière, Emmanuel Macron a dit décréter "l'état d'urgence économique et social", évoquant tout d'abord "un investissement inédit" dans l'école et la formation. Il souhaite par ailleurs favoriser "la France du travail et du mérite", qui "doit vivre dignement de son travail", et déclare avoir agit "trop lentement" sur ces points.

Le chef de l'Etat indique appliquer "une augmentation du SMIC de 100 euros par mois dès 2019, sans coût supplémentaire pour les entreprises". Il indique également remettre au goût du jour le principe de défiscalisation des heures supplémentaires abandonné par son prédécesseur, "sans impôts ni charges dès 2019". Enfin, afin de tendre vers "une vraie amélioration", Emmanuel Macron demande aux employeurs "qui le peuvent" de "donner une prime de fin d'année à leur salariés", qui ne subira, elle non plus, "ni impôt ni charge".

Enfin sur le volet des retraites, il déclare que la hausse de la CSG "n'était pas juste" et l'annule pour les pensions inférieures à 2000 euros par mois.

Lutte en matière d'exil fiscal

S'il explique qu'il ne reviendra pas sur l'ISF, estimant que cet impôt contribuait à l'exil fiscal, il réaffirme qu'il maintient l'impôt sur la fortune immobilière (IFI). Par ailleurs, Emmanuel Macron indique qu'il réunira les plus fortunés et les grandes entreprises, et qu'il prendra des décisions pour que ceux-ci contribuent à l'effort de manière plus équitable.

Sur ce point, le chef de l'Etat explique également que les entreprises qui font des profits en France devront également payer des impôts en France. Cette phrase fait probablement référence aux GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon), qui sont vivement critiqués sur les montages fiscaux qui leur permettent d'échapper à une fiscalité pleine en France, et à propos desquels Bruno Le Maire, ministre de l'économie, a plusieurs fois vouloir prendre des mesures.

Un débat national pour initier un changement

Emmanuel Macron s'est exprimé en faveur d'un débat "sans précédent", qui impliquerait "les institution, les associations" et les citoyens. S'il en assurera "la coordination", ce débat s'organisera sur le terrain (d'où les "bonnes solutions émergeront"). Les maires, qu'il rencontrera au cours d'un tour de France, devront jouer un rôle dans la centralisation des idées, remarques et demandes.

Le chef de l'Etat est passé rapidement sur le climat, qu'il a évoqué lorsqu'il a parlé de l'organisation de ce débat, initié notamment pour "assumer tous ensemble de devoir (...) changer pour le climat et le budget".
Concernant les institutions, il affirme être ouvert à une révision des lois électorales (probablement afin d'introduire une dose de représentation proportionnelle à l'assemblée nationale et/ou au sénat) et favorable à la reconnaissance du vote blanc.

Le chef de l'état souhaite également mettre sur la table la "question de l'identité" et "affronter la question de l'immigration".

Enfin, le Emmanuel Macron a terminé son allocation en déclarant que nous "sommes à un moment historique pour notre pays", tout en affirmant qu'il reviendrait s'exprimer devant les français prochainement.


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