SCPI NOTAPIERRE :
une SCPI de bureaux franciliens sous tension entre baisse de valorisation et remontée du rendement
Prix d’achat
Légèrement surévalué
Écart : 9.2 % vs reconstitution
Indice de tensions (ITS)
0,50
Tensions modérées
Données clés
- Taux de distribution 2025 : 4,10 %
- Taux d’occupation financier : 87,93 %
- Durée moyenne des baux : - ans
- Capitalisation : 2690 M€
- Nombre d’immeubles : 118
- Diversification : Diversifiée
- Position du prix : Légèrement surévalué
Positionnement vs marché SCPI
Rendement
inférieur
Occupation
dans la moyenne
Valorisation
légèrement surévalué
Visibilité locative
dans la moyenne
Diversification
diversifiée
Prix des parts
stable
Ligne pointillée = moyenne du marché
Général
| Société de gestion | UNOFI |
| Nom SCPI | NOTAPIERRE |
| Document | bulletin_trimestriel |
| Création | Septembre 1988 |
| Période | T0 2025 |
| Début / fin période | 01/07/2025 → 31/12/2025 |
| Publication | 01/01/2026 |
Performance
| Taux de distribution brut | 4,10% |
| Dividende trimestriel | 3,49 € |
| Dividende annuel | 13,94 € |
| Performance brute globale annuelle | 4,10% |
| TRI 10 ans | 2,88 % |
| TRI 15 ans | 4,00 % |
| TRI 20 ans | 5,04 % |
Prix & valeurs
| Prix de souscription | 340,00 € |
| Prix de retrait | 312,80 € |
| Valeur de réalisation | 263,81 € |
| Date valeur réalisation | 31-12-2025 |
| Valeur de reconstitution | 311,26 € |
| Date valeur reconstitution | 31-12-2025 |
Performances annuelles
Dernière mise à jour : 01/01/2026
Historique du taux de distribution
| Année | 2025 | 2024 | 2023 | 2022 | 2021 | 2020 | 2019 | 2018 | 2017 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Taux de distribution | 4,10 % | 4,10 % | 3,75 % | 3,63 % | 3,63 % | 4,00 % | 4,00 % | 4,00 % | 4,50 % |
Score de lecture factuel
Rendement : trajectoire en inflexion apparente — le taux de distribution remonte à 4,1 % en 2024 après un creux à 3,63 %, mais cette hausse résulte principalement de la baisse du prix de souscription de 365 € à 340 €. Le dividende par part ne progresse que de 1,75 % et reste en retrait de 14 % par rapport à 2017. Les rendements futurs ne sont pas garantis.
Valorisation : tension observable — le prix de souscription de 340 € excède la valeur de reconstitution de 311,26 € de plus de 9 %, ce qui signifie que les parts sont acquises au-dessus de la valeur estimée du patrimoine. La valeur de reconstitution a perdu près de 17 % depuis 2019, bien que le rythme de baisse semble décélérer.
Exploitation : tension observable — le taux d'occupation financier recule à 87,93 %, passant sous le seuil des 90 %, ce qui traduit des difficultés de remplissage croissantes sur un patrimoine de 118 immeubles totalisant plus de 812 000 m².
Diversification : concentration marquée — 73,9 % du patrimoine en bureaux et 71,4 % en région parisienne hors Paris créent une double dépendance typologique et géographique. La présence dans Paris intra-muros est marginale à 3 %.
Liquidité : tension observable — les parts en attente de retrait ont quasiment doublé pour atteindre 26 771 unités, signal d'une pression vendeuse accrue dans un contexte de baisse de prix et de valorisation.
Valorisation : tension observable — le prix de souscription de 340 € excède la valeur de reconstitution de 311,26 € de plus de 9 %, ce qui signifie que les parts sont acquises au-dessus de la valeur estimée du patrimoine. La valeur de reconstitution a perdu près de 17 % depuis 2019, bien que le rythme de baisse semble décélérer.
Exploitation : tension observable — le taux d'occupation financier recule à 87,93 %, passant sous le seuil des 90 %, ce qui traduit des difficultés de remplissage croissantes sur un patrimoine de 118 immeubles totalisant plus de 812 000 m².
Diversification : concentration marquée — 73,9 % du patrimoine en bureaux et 71,4 % en région parisienne hors Paris créent une double dépendance typologique et géographique. La présence dans Paris intra-muros est marginale à 3 %.
Liquidité : tension observable — les parts en attente de retrait ont quasiment doublé pour atteindre 26 771 unités, signal d'une pression vendeuse accrue dans un contexte de baisse de prix et de valorisation.
Prix de souscription vs valeur de reconstitution
Comparaison annuelle entre le prix payé par l’investisseur et la valeur économique du patrimoine.
Patrimoine
Répartition géographique
Typologie des actifs
Parc immobilier
| Nombre d’immeubles | 118 |
| Nombre de locataires | ND |
| Surface totale | 812580 m² |
| Durée des baux | ND |
Occupation & dette
| TOF | 87,93 % |
| Taux d’endettement | - % |
| Capitalisation | 2690 M€ |
Liquidité
Mouvements
| Collecte | ND |
Retraits
| Nb parts en retrait | 26 771 |
ESG
| Classification SFDR | article 6 |
| Label ISR | Non |
Analyse
Notapierre est une SCPI gérée par Unofi, classée article 6 au sens de la réglementation SFDR. L'analyse porte sur les données disponibles couvrant la période 2017-2025, incluant l'évolution du taux de distribution, du prix de part, des dividendes, de la valeur de reconstitution, du taux d'occupation financier, de la répartition patrimoniale et des indicateurs de liquidité. Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs.
Analyse du rendement et de sa dynamique
Le taux de distribution de Notapierre a connu une trajectoire descendante entre 2017 et 2022, passant de 4,5 % à 3,63 %, avant d'amorcer une remontée à 3,75 % en 2023, puis 4,1 % en 2024. Ce rebond apparent mérite une décomposition précise. Le dividende versé par part est passé de 13,70 € en 2023 à 13,94 € en 2024, soit une hausse de 1,75 %. Parallèlement, le prix de souscription a été abaissé de 365 € à 340 €, soit un recul de 6,85 %. C'est donc principalement la baisse du prix de référence qui explique la remontée mécanique du taux de distribution, et non une amélioration proportionnelle des revenus distribués.
Analyse du rendement et de sa dynamique
Le taux de distribution de Notapierre a connu une trajectoire descendante entre 2017 et 2022, passant de 4,5 % à 3,63 %, avant d'amorcer une remontée à 3,75 % en 2023, puis 4,1 % en 2024. Ce rebond apparent mérite une décomposition précise. Le dividende versé par part est passé de 13,70 € en 2023 à 13,94 € en 2024, soit une hausse de 1,75 %. Parallèlement, le prix de souscription a été abaissé de 365 € à 340 €, soit un recul de 6,85 %. C'est donc principalement la baisse du prix de référence qui explique la remontée mécanique du taux de distribution, et non une amélioration proportionnelle des revenus distribués.
Sur longue période, le dividende a reculé de 16,20 € en 2017 à 13,94 € en 2024, soit une baisse cumulée de 13,95 %, tandis que le prix de souscription a lui-même perdu 5,56 % sur la même période. Ces deux mouvements combinés expliquent que le taux de distribution 2024, à 4,1 %, reste inférieur à celui de 2017 malgré un prix de part plus bas. Un niveau de taux de distribution, pris isolément, ne permet pas d'évaluer la qualité globale d'une SCPI, et les rendements futurs ne sont pas garantis.
Analyse de la valorisation
La valeur de reconstitution de Notapierre s'inscrit dans une tendance baissière marquée depuis 2019. Elle est passée de 376,43 € en 2019 à 312,82 € en 2024, soit un recul de 16,9 % en cinq ans. La dernière donnée disponible pour 2025 indique 311,26 €, confirmant la poursuite de cette érosion, bien que le rythme semble ralentir (–0,5 % par rapport à 2024). Le prix de souscription actuel est fixé à 340 €, ce qui place la part au-dessus de la valeur de reconstitution de 311,26 €, soit un écart de +9,23 %.
Analyse de la valorisation
La valeur de reconstitution de Notapierre s'inscrit dans une tendance baissière marquée depuis 2019. Elle est passée de 376,43 € en 2019 à 312,82 € en 2024, soit un recul de 16,9 % en cinq ans. La dernière donnée disponible pour 2025 indique 311,26 €, confirmant la poursuite de cette érosion, bien que le rythme semble ralentir (–0,5 % par rapport à 2024). Le prix de souscription actuel est fixé à 340 €, ce qui place la part au-dessus de la valeur de reconstitution de 311,26 €, soit un écart de +9,23 %.
Cet écart signifie que l'investisseur acquiert les parts à un prix supérieur à la valeur estimée du patrimoine net de la SCPI, frais inclus. Cet écart s'est creusé : en 2022, le prix de souscription de 365 € se comparait à une valeur de reconstitution de 370,46 €, soit un écart de –1,47 % en faveur de l'investisseur. En 2023, la valeur de reconstitution est tombée à 321,94 € pour un prix de part maintenu à 365 €, créant un différentiel de +13,37 %. L'ajustement du prix de part à 340 € en 2024 a partiellement résorbé cet écart, sans le combler. La trajectoire de la valeur de reconstitution traduit une correction de la valeur du patrimoine sous-jacent, cohérente avec les dynamiques observées sur le marché des bureaux franciliens au cours de cette période.
Analyse de l'exploitation immobilière
Le taux d'occupation financier (TOF) s'établit à 87,93 %, en recul par rapport au dernier relevé disponible de 90,77 %. Ce niveau place Notapierre sous le seuil des 90 %, ce qui constitue un signal de tension sur l'exploitation locative. Le patrimoine est composé de 118 immeubles pour une surface totale de 812 580 m². La répartition typologique révèle une forte concentration sur les bureaux, qui représentent 73,9 % du patrimoine. Les entrepôts constituent 17,1 %, les commerces 4,1 %, les locaux d'activités 3,5 % et l'immobilier de santé 1,4 %. La diversification typologique reste donc limitée, près des trois quarts du patrimoine dépendant d'une seule classe d'actifs.
Sur le plan géographique, la région parisienne (hors Paris) concentre 71,38 % des actifs, les régions 25,61 % et Paris intra-muros seulement 3,01 %. La SCPI est donc très majoritairement exposée à la couronne parisienne, avec une présence marginale dans Paris même. Cette configuration géographique, conjuguée à la dominante bureaux, crée une double concentration qui rend l'exploitation sensible aux dynamiques spécifiques du marché tertiaire francilien.
Analyse de la structure financière et de la liquidité
La capitalisation de Notapierre s'établit à 2,69 milliards d'euros, ce qui en fait une SCPI de taille significative sur le marché français. La collecte annuelle déclarée est de 63,8 millions d'euros en 2025. Le nombre de parts en attente de retrait s'élève à 26 771, contre 13 792 lors du dernier relevé antérieur. Ce quasi-doublement constitue un signal notable en matière de liquidité. L'augmentation des demandes de retrait en attente indique une pression vendeuse accrue, dans un contexte de baisse du prix de part et de la valeur de reconstitution. Ce chiffre, pris isolément, ne permet toutefois pas de préjuger de l'évolution future de la liquidité du marché secondaire.
Cohérence et constats transversaux
Les données dessinent un profil cohérent mais sous tension. La SCPI, positionnée sur les bureaux franciliens, subit les effets de la correction des valorisations de cette classe d'actifs, visible tant dans l'érosion continue de la valeur de reconstitution que dans la nécessité d'ajuster le prix de part à la baisse. Le TOF en recul sous 88 % confirme des difficultés d'exploitation croissantes. La remontée du taux de distribution, essentiellement mécanique, ne masque pas la baisse tendancielle du dividende depuis 2017. L'augmentation significative des parts en attente de retrait traduit un phénomène de défiance ou de réallocation de la part des porteurs. La capitalisation élevée témoigne d'un historique d'envergure, mais n'immunise pas contre les tensions observées sur les indicateurs opérationnels. Les rendements futurs ne sont pas garantis et les performances passées ne constituent pas un indicateur fiable des performances à venir.
Analyse de l'exploitation immobilière
Le taux d'occupation financier (TOF) s'établit à 87,93 %, en recul par rapport au dernier relevé disponible de 90,77 %. Ce niveau place Notapierre sous le seuil des 90 %, ce qui constitue un signal de tension sur l'exploitation locative. Le patrimoine est composé de 118 immeubles pour une surface totale de 812 580 m². La répartition typologique révèle une forte concentration sur les bureaux, qui représentent 73,9 % du patrimoine. Les entrepôts constituent 17,1 %, les commerces 4,1 %, les locaux d'activités 3,5 % et l'immobilier de santé 1,4 %. La diversification typologique reste donc limitée, près des trois quarts du patrimoine dépendant d'une seule classe d'actifs.
Sur le plan géographique, la région parisienne (hors Paris) concentre 71,38 % des actifs, les régions 25,61 % et Paris intra-muros seulement 3,01 %. La SCPI est donc très majoritairement exposée à la couronne parisienne, avec une présence marginale dans Paris même. Cette configuration géographique, conjuguée à la dominante bureaux, crée une double concentration qui rend l'exploitation sensible aux dynamiques spécifiques du marché tertiaire francilien.
Analyse de la structure financière et de la liquidité
La capitalisation de Notapierre s'établit à 2,69 milliards d'euros, ce qui en fait une SCPI de taille significative sur le marché français. La collecte annuelle déclarée est de 63,8 millions d'euros en 2025. Le nombre de parts en attente de retrait s'élève à 26 771, contre 13 792 lors du dernier relevé antérieur. Ce quasi-doublement constitue un signal notable en matière de liquidité. L'augmentation des demandes de retrait en attente indique une pression vendeuse accrue, dans un contexte de baisse du prix de part et de la valeur de reconstitution. Ce chiffre, pris isolément, ne permet toutefois pas de préjuger de l'évolution future de la liquidité du marché secondaire.
Cohérence et constats transversaux
Les données dessinent un profil cohérent mais sous tension. La SCPI, positionnée sur les bureaux franciliens, subit les effets de la correction des valorisations de cette classe d'actifs, visible tant dans l'érosion continue de la valeur de reconstitution que dans la nécessité d'ajuster le prix de part à la baisse. Le TOF en recul sous 88 % confirme des difficultés d'exploitation croissantes. La remontée du taux de distribution, essentiellement mécanique, ne masque pas la baisse tendancielle du dividende depuis 2017. L'augmentation significative des parts en attente de retrait traduit un phénomène de défiance ou de réallocation de la part des porteurs. La capitalisation élevée témoigne d'un historique d'envergure, mais n'immunise pas contre les tensions observées sur les indicateurs opérationnels. Les rendements futurs ne sont pas garantis et les performances passées ne constituent pas un indicateur fiable des performances à venir.