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Proptech, Realestech... ces startups qui attirent les investisseurs



Les startups et entreprises de la Proptech ont levé près de 630 millions d'euros en 2021. Un chiffre qui a été multiplié par 3,5 en 5 ans. IAD est devenue la première licorne française du secteur, valorisée plus de 1 milliard d'euros.

Temps de lecture : 4 minute(s) - | Mis à jour le 16-03-2022 15:06 | Publié le 16-03-2022 14:27
Photo : Shutterstock  

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Proptech : des sociétés immobilières innovantes

La Proptech se revendique comme un écosystème d'entreprises qui mettent les nouvelles technologies au centre d'une activité liée au secteur immobilier. Le mot est composé de « prop » pour Property (bien immobilier en anglais) et « tech » pour technologie.

Initié vers 2015, ce mouvement vise à la transformation numérique du secteur, de la même manière que la BioTech (secteur médical), la Legaltech (secteur juridique) ou la Foodtech (pour l'alimentaire). Entreprises récentes ou déjà bien implantées, elles utilisent les nouvelles technologies pour créer des processus, outils, produits ou services en les automatisant grâce à des algorithmes, du big data, des plateformes, de la réalité virtuelle et parfois de l'intelligence artificielle.

Et il était temps. L'immobilier, c'est près de 15% du PIB français. Pourtant, le secteur a longtemps conservé une inertie dans ses procédures, ses projets et les services proposés aux particuliers comme aux professionnels. Il y a encore 7 ans, peu d'acteurs voyaient les technologies innovantes comme une réserve de croissance.

Aujourd'hui, près de 2000 entreprises de la Proptech sont référencées sur la « French Tech », mouvement organisé par l'État pour favoriser l'émergence de projets innovants. Beaucoup affichent une croissance à 2 chiffres. De quoi attirer les investisseurs.

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Au-delà de la définition de la Proptech, le mouvement « French Proptech » fédère les acteurs de l'immobilier digital et de la ville de demain. Sous la bannière « Smart City » se réunissent des entreprises qui développant des solutions pour la ville intelligente (infrastructures, transports...)



Une première licorne et des levées de fonds en accélération : x3,5 en 5 ans

En 2017, les Proptechs avaient levé 177 millions d'euros pour assurer leur développement. En 2021, elles ont collecté près de 630 millions d'euros, soit 3,5 fois plus. L'immobilier est désormais le 3ème secteur le plus prisé des investisseurs après les « Fintech », écosystème parfois proche et qui regroupe les entreprises qui mettent la technologie au cœur des services financiers.

L'irruption du digital dans l'immobilier a permis l'éclosion de nouvelles pousses qui ont rapidement trouvé leur place dans un secteur en plein renouvellement. L'objectif : répondre aux besoins d'un nouveau type de clientèle, qui demande à pouvoir faire un maximum de choses rapidement depuis son smartphone ou son ordinateur.

Pour autant, qualifier toutes les entreprises de la Proptech de « startups » relève de l'abus de langage. Si certaines voient effectivement leur croissance exploser après seulement quelques années d'activité, d'autres sont déjà implantées depuis longtemps.

IAD, qui existe depuis 2008 et vient d'intégrer le Next40, est devenue la première « licorne » de la Proptech grâce à une levée de fonds de 300 millions d'euros en 2021. Autrement dit, sa valorisation vient de dépasser le milliard d'euros. Ce réseau de transactions a depuis longtemps misé sur le fait que les agences immobilières physiques n'étaient plus nécessaires grâce l'essor d'Internet. Il a construit un modèle exclusivement digital, qui repose sur des mandataires locaux souvent indépendants.

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L'écosystème des Proptechs est en ébullition : quelques startups en vogue

La Proptech peut être divisée en 3 sous-secteurs : les transactions, les services et le financement. A ceux-ci peuvent s'ajouter certains pans de l'AssurTech (entreprises de technologies du secteur de l'assurance), de la LegalTech (qui mixent droit et digital) et certaines Fintechs, notamment les acteurs du crowdfunding immobilier.

Quoi qu'il en soit, l'objectif est toujours le même : améliorer l'expérience client grâce à la technologie.

Parmi les Proptechs qui facilitent l'achat et la vente immobilière, Masteos propose des investissements immobiliers « clés en main ». La startup créée en 2019 et qui revendique 15.000 clients, offre de trouver le bien puis de s'occuper de sa rénovation et de sa mise en location.

Kadran est une plateforme d'enchères en ligne avec pour spécificité la dégressivité des offres. Les biens sont mis à prix à un montant plafond qui diminue par palier toutes les 30 secondes. Le premier qui clique remporte la vente.

Dans un genre différent, Proprioo est une agence immobilière digitale. Après 4 ans d'existence, l'entreprise a levé 26 millions d'euros et affiche une croissance de 25% à 35% par an. Zefir propose de racheter directement les biens immobiliers aux particuliers pour accélérer le processus. La start-up se charge ensuite de le revendre. Depuis sa création en 2020, elle a levé 24 millions d'euros auprès d'investisseurs.

Côtés services, Flatlooker a mis au point la gestion locative 100% en ligne. La plateforme a levé 1,5 million d'euros pour financer sa croissance en 2018. Elle revendique aujourd'hui 150.000 clients. Unkle, récompensée au Rent 2018, a pour ambition d'améliorer la gestion locative en facilitant l'accès aux garants et aux assurances loyers impayés. La startup vient de lever 10 millions d'euros pour poursuivre sa croissance.

La révolution numérique s'est aussi emparée des métiers annexes à l'immobilier : les actes notariés sont par exemple majoritairement dématérialisés. Dans le domaine des LegalTechs, Mynotary permet de générer puis gérer tous les contrats immobiliers : rédaction, signature électronique, notification, gestion des annexes...

Enfin le financement de l'immobilier n'est pas en reste. Le numérique a donné de larges possibilités pour digitaliser et simplifier toutes les démarches. Parmi ces sociétés, à la fois Fintech et Proptech, le courtier Pretto propose d'accompagner les acheteurs à 100% en ligne vers un crédit immobilier adapté. La start-up fondée en 2017 a multiplié son chiffre d'affaires par 2 en seulement 1 an. Elle vient de lever 30 millions d'euros.

Les promoteurs et marchands de biens peuvent quant à eux faire appel au financement participatif sur des plateformes de crowdfunding immobilier comme Upstone ou Homunity. Ce secteur a collecté près de 2 milliards d'euros depuis sa création en 2015, rompant le modèle traditionnel des « tours de tables », les levées de fonds traditionnellement réalisées par les professionnels auprès de leur entourage d'affaires.

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RealEstech : un groupe de réflexion autour de l'immobilier
RealEstech est une association française loi 1901 créée par Robin Rivaton. Elle fédère les startups, jeunes entreprises et sociétés innovantes de l'immobilier dans un groupe de réflexion (Think Thank). Elle a pour but de les aider à innover et de conforter la dynamique du secteur.



Les Proptechs n'ont pas tué les entreprises immobilières traditionnelles

Si les startups de la Proptech ont le vent en poupe, elles n'ont pas condamné pour autant les acteurs traditionnels. Agents immobiliers, gestionnaires, syndics, promoteurs y ont même trouvé de nouveaux outils pour améliorer leur propre compétitivité. De grands groupes se sont aussi rapprochés de jeunes pousses, et quelques-unes ont déjà été absorbées.

Toutes ces entreprises numériques n'en sont pas moins des sociétés comme les autres. Dans un secteur en pleine structuration, certaines sont probablement vouées à disparaître. D'autres vont sûrement émerger dans les années qui viennent. Les créneaux du bâtiment, des logiciels de gestion de chantier, de maîtrise des consommations d'énergie ou les courtiers en ligne utilisant l'intelligence artificielle ont probablement de beaux jours devant eux. Enfin, les applications purement « métier » sont aussi sujettes à des innovations de rupture.



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Quelles sont les spécificités de l'écosystème des startups de l'immobilier ?

Depuis longtemps, le logement est un poste de dépense important des ménages. C'est même le poste de dépense principal des ménages français. Mais pour les entreprises, le secteur génère peu de gains de productivité.
Une partie de ces startups de l'immobilier ont pour ambition l'innovation de rupture : se substituer aux acteurs traditionnels du secteur. Pour cela, elles proposent des services en ligne ou prônent l'autonomie des clients en leur proposant une simple assistance.

D'autres startups souhaitent non pas se substituer aux acteurs traditionnels mais au contraire les aider à mieux accomplir leurs missions. Ce sont les startups de secteur B2B, qui renforcent la valeur des acteurs historique. Elles développent alors des solutions connectées pour améliorer le pilotage opérationnel, par exemple sur un chantier ou dans le domaine de la responsabilité sociale et environnementale.



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