Afyren double les revenus facturés de Neoxy au S1 2026, avec une capacité portée à 20 %
La greentech Afyren a généré environ 1 million d'euros de revenus sur les six premiers mois de 2026, deux fois ses ventes annuelles 2025, grâce à la montée en cadence de son usine biochimique Neoxy. Toutefois, la démonstration de capacité ne s'élève qu'à 20 % du potentiel initial, mais l’usine reste encore loin de son plein potentiel industriel. L’enjeu porte désormais sur l’accélération prévue au second semestre, après les travaux de fiabilité et d’optimisation lancés en juin, afin de convertir progressivement le carnet de commandes d’environ 165 millions d’euros en chiffre d’affaires.
Revenus en progression rapide mais production encore très partielle
Afyren a porté son chiffre d'affaires à environ 1 million d'euros sur le premier semestre 2026, contre 0,5 million sur l'ensemble de 2025. Cette multiplication par deux du rythme annuel reflète l'augmentation du volume de production d'acides biochimiques et d'engrais associés au sein de l'usine Neoxy, acquise en totalité en mars 2026. La société a produit « plusieurs centaines de tonnes d'acides » ainsi qu'un « volume substantiel d'engrais associés » durant cette période.
Cependant, les chiffres de production révèlent l'amplitude réelle du défi industriel. La capacité démontrée a atteint 20 % du niveau théorique initial sur la base de 16 kilotonnes. Cette donnée indique que la capacité démontrée atteint désormais 20 % de la capacité initiale de 16 kilotonnes, tandis que l’usine reste encore loin de son plein potentiel.
Un carnet de commandes massif face à une montée en cadence progressive
Le signal commercial reste puissant : Afyren dispose d'un carnet de commandes de l'ordre de 165 millions d'euros, dont « une part significative » est pré-vendue pour les acides biochimiques et les engrais. Cette visibilité contractuelle est l'un des atouts majeurs de la société face à un marché où les préoccupations croissantes « concernant la disponibilité et la tarification des ressources fossiles » accélèrent le basculement vers les solutions durables.
Le défi reste néanmoins l'exécution. Pour le second semestre 2026, la direction prévoit une augmentation « significative » de la production et des ventes suite aux travaux d'optimisation et de fiabilité lancés en juin 2026 lors de l'arrêt technique programmé. La société affirme attendre « des milliers de tonnes » de production sur l'année complète, générant pour la première fois une contribution visible dans ses comptes consolidés.