CAC 40 : nouveau record ce matin, la tech et l'industrie tirent la cote
Le CAC 40 signe un nouveau plus haut historique ce mardi, à 8669 points peu après l'ouverture. En début d'après-midi, l'indice parisien gagne 0,16% à 8 627,53 points, porté par les valeurs technologiques et industrielles, tandis que le luxe reste à la traîne.
Une séance sous le signe des records
La place parisienne prolonge son élan. A la mi-journée, le CAC 40 progressait de 0,16% pour inscrire un nouveau sommet, dans le sillage d'une dynamique européenne bien orientée. Le SBF 120 avançait de 0,19% à 6 525,04 points.
Le climat reste porteur après une clôture solide à Wall Street la veille : lundi soir, le S&P 500 avait pris 1,48%, le Nasdaq 100 1,78% et le Dow Jones 1,32%. Cet appétit pour le risque outre-Atlantique irrigue les Bourses du Vieux Continent ce mardi.
La séance parisienne reste toutefois équilibrée : 22 valeurs du CAC 40 progressent contre 18 en repli, signe d'un marché sans direction franche, où les écarts se creusent surtout au niveau des titres.
Semi-conducteurs, défense et industrie en vedette
La hausse du jour est portée par la technologie et l'industrie. STMicroelectronics domine le palmarès avec un gain de 3,51% à 46,86 euros. ArcelorMittal suit avec une progression de 3,01% à 63,68 euros : le sidérurgiste a étendu son partenariat avec Microsoft, plaçant le cloud Azure et l'intelligence artificielle au cœur de sa transformation numérique. Le groupe a par ailleurs reçu le soutien de Citi, qui a relevé son objectif de cours de 67 à 75 euros.
Schneider Electric gagne 2,64% à 297,75 euros, salué par deux notes d'analystes le même jour : Goldman Sachs a porté sa cible de 321 à 352 euros et Berenberg de 325 à 340 euros.
La défense n'est pas en reste. Thales avance de 1,89% à 258,6 euros, après avoir finalisé son rapprochement avec Exail Technologies : le groupe a précisé les modalités du rachat de la participation de 35,51% de la famille Gorgé et le calendrier de l'offre publique obligatoire à 134 euros par action. Veolia complète le quintet de tête avec une progression de 1,75% à 34,9 euros.
Le luxe et l'automobile freinent la cote
À l'opposé, le luxe et l'automobile pèsent sur l'indice. Kering ferme la marche avec un recul de 2,98% à 279,8 euros. LVMH cède 1,68% à 478,7 euros et Pernod Ricard abandonne 1,46% à 67,72 euros, illustrant la faiblesse des valeurs de consommation haut de gamme.
Le secteur automobile n'est pas épargné. Renault perd 2,57% à 27,72 euros, alors que Jefferies a maintenu son opinion à « conserver » tout en relevant légèrement son objectif de 31 à 32 euros. Michelin recule de 2,07% à 34,04 euros.
Ce contraste entre technologie et industrie d'un côté, luxe et automobile de l'autre, résume une séance de rotation sectorielle, où le record de l'indice masque des mouvements marqués sous la surface.