Air France-KLM recule de 4,21 % en séance ce mercredi 14 janvier
Air France-KLM recule de 4,21 % à 10,7950 euros ce mercredi après la dégradation de Barclays à sous-pondérer, motivée par des inquiétudes sur le contexte politique français et les difficultés opérationnelles de KLM. L'exécutif français pourrait effacer jusqu'à 728 millions d'euros de créances liées au Covid-19, selon La Lettre.
Barclays abaisse sa recommandation et alimente la pression vendeuse
La dégradation de Barclays à sous-pondérer, contre pondérer en ligne précédemment, repose sur des inquiétudes liées au climat d'incertitude politique en France et aux difficultés opérationnelles de la filiale KLM. Le courtier pointe plusieurs obstacles au redressement de la rentabilité de KLM, dont l'augmentation des charges aéroportuaires à Amsterdam, la pénurie de personnel navigant et les relations tendues avec les syndicats de pilotes. Barclays exprime également des préoccupations concernant l'exposition du groupe aux risques sur le marché atlantique, notamment dans le segment du voyage premium loisirs.
Parallèlement, l'exécutif français pourrait procéder à un effacement de créances pour un maximum de 728 millions d'euros en 2026, selon La Lettre, une mesure incluse dans le projet de loi de finances et autorisée par la Commission européenne pour compenser les pertes liées à la pandémie de Covid-19. Cette annonce publiée le 13 janvier n'a cependant pas suffi à soutenir le cours du titre.
Un titre sous pression technique après avoir testé sa résistance clé
Le titre évolue désormais à 10,7950 euros, en retrait de 4,21 % par rapport à la clôture de mardi à 11,27 euros. La part de capital échangée atteint 0,35 %, témoignant d'une activité modérée. Sur le plan technique, le cours se rapproche dangereusement de son seuil de support à 10,12 euros, après avoir échoué à dépasser la résistance de 12,28 euros testée début janvier. La moyenne mobile à 50 jours se situe à 10,93 euros, tandis que celle à 200 jours s'établit à 10,63 euros, confirmant que le titre évolue toujours au-dessus de ses repères moyen et long terme malgré le repli récent.
Le RSI s'affiche à 43, signe d'un essoufflement de la dynamique haussière sans pour autant entrer en zone de survente. Cette configuration indique que le titre dispose encore d'une marge de manœuvre avant d'atteindre des niveaux considérés comme survendus. L'histogramme du MACD ressort négatif à -0,09, la ligne MACD à 0,17 restant légèrement en-dessous de sa ligne de signal à 0,26, confirmant la perte de momentum à court terme. Les investisseurs surveilleront attentivement le maintien du support à 10,12 euros, un franchissement à la baisse pouvant ouvrir la voie à un nouveau repli.