ArcelorMittal : 20 ans après la fusion, Lakshmi Mittal défend le modèle intégré
À l'occasion de son 20e anniversaire prévu le 31 juillet, ArcelorMittal a publié jeudi une allocution vidéo de son président exécutif Lakshmi Mittal, destinée aux participants du forum Global Steel Dynamics 2026 qui se tiendra à New York les 15 et 16 juillet. Le sidérurgiste dresse un bilan de sa fusion et expose sa vision du secteur face à un environnement opérationnel radicalement transformé depuis 2006.
Vingt ans de résilience depuis la fusion Mittal-Arcelor
Lakshmi Mittal a rappelé les circonstances de la fusion de Mittal Steel et d'Arcelor, intervenue peu après son discours au même forum deux décennies plus tôt. Revenant sur les deux dernières décennies, il a souligné que la combinaison avait créé une entité plus solide et résiliente, dotée de l'échelle, de la diversification et de la portée géographique pour naviguer les grands chocs mondiaux : crise financière de 2008, pandémie de COVID-19 et montée en puissance de l'industrie sidérurgique chinoise. Le président exécutif a affirmé que le groupe avait mieux traversé ces crises ensemble qu'il ne l'aurait fait séparément.
Un secteur transformé et des marchés plus volatiles
Mittal a relevé les différences majeures entre l'environnement opérationnel de 2006 et celui de 2026. Les marchés se déplacent plus rapidement, la concurrence est plus mondiale, la technologie évolue en permanence et les entreprises doivent s'adapter en temps réel. Même les industries traditionnelles comme la sidérurgie opèrent désormais dans un univers plus mondialisé, plus orienté vers les données et davantage contraint environnementalement qu'il y a vingt ans. Cette transformation exige une capacité d'adaptation que le président attribue au modèle intégré d'ArcelorMittal, lequel associe diversification géographique et résilience opérationnelle face à des chocs imprévisibles.
L'Inde, nouveau moteur de croissance pour l'acier
Mittal a identifié l'Inde comme le prochain centre de gravité du secteur sidérurgique, après deux décennies dominées par la croissance exceptionnelle de la Chine. Il a pointé l'expansion massive des infrastructures, la croissance urbaine rapide du parc immobilier résidentiel et les investissements en infrastructure énergétique de transition comme autant de facteurs susceptibles d'étayer la demande d'acier. Ces perspectives, associées au renouvellement des infrastructures dans les économies développées, constituent selon lui des fondamentaux solides pour le secteur à long terme.