Assystem : EBIT-A en hausse de 3,4 % au premier semestre, mais une perte nette de 6,6 M€
Assystem a publié le 27 octobre 2026 un résultat opérationnel avant éléments non récurrents (EBIT-A) de 21,1 M€ au premier semestre, en hausse de 3,4 %. Le groupe a aussi actualisé ses objectifs annuels : une croissance organique d'environ 3 % et une marge d'EBIT-A portée à environ 7 %.
Le groupe d'ingénierie nucléaire termine pourtant le semestre sur une perte nette de 6,6 M€. L'écart entre l'exploitation et le résultat net tient pour l'essentiel à un poste : la réévaluation à la juste valeur des obligations convertibles Expleo Group, qui a pesé pour 19,0 M€. Côté activité, la croissance organique a atteint 3,4 % au troisième trimestre, contre 2,5 % au premier semestre.
Le chiffre d'affaires accélère au troisième trimestre, porté par la France
Sur les neuf premiers mois de 2026, le chiffre d'affaires consolidé s'est établi à 492,1 M€, contre 484,2 M€ un an plus tôt, soit une hausse de 1,7 %. Cette progression se décompose en une croissance organique de 2,8 % et un effet de change négatif de 1,1 %.
Le profil trimestriel montre une amélioration en cours d'année. Au premier semestre, le chiffre d'affaires avait progressé de 0,6 %, à 328,5 M€, avec un effet de change de -1,9 %. Au troisième trimestre, il a atteint 163,6 M€, en hausse de 3,7 % en données publiées et de 3,4 % en organique, l'effet de change étant devenu globalement neutre.
Les activités nucléaires, qui représentent 81 % du chiffre d'affaires, ont enregistré une croissance organique de 7,7 % sur neuf mois, tirée notamment par la France et le Royaume-Uni. La France (61 % du total) a progressé de 4,5 %, à 297,6 M€, une croissance entièrement organique, avec +5,0 % sur le seul troisième trimestre. Le groupe cite l'avancement des programmes EPR2 et « Aval du futur ».
À l'international (39 % du chiffre d'affaires), les revenus ont reculé de 2,4 %, à 194,6 M€, après -4,5 % au premier semestre, avec une croissance organique redevenue positive à 0,4 %. Le Royaume-Uni a soutenu l'activité grâce à la montée en charge de contrats récents dans le nucléaire civil et la défense. La zone MECA a en revanche pâti de la fin du contrat Akkuyu en Turquie et des études de site en Arabie saoudite, tandis que les activités non nucléaires ont continué de reculer en Inde.
Une marge d'EBIT-A de 6,4 %, tirée par la France
Au premier semestre, l'EBIT-A a atteint 21,1 M€, contre 20,4 M€, et la marge est passée de 6,2 % à 6,4 % du chiffre d'affaires. La France a vu son EBIT-A passer de 11,4 M€ à 14,0 M€, soit une marge de 7,0 % contre 5,9 %. Le groupe l'attribue à un taux d'activité plus élevé, à une meilleure absorption des coûts fixes et à la contribution des sociétés mises en équivalence engagées sur le projet ITER.
L'international a évolué en sens inverse : son EBIT-A a reculé de 11,6 M€ à 9,2 M€, et sa marge de 8,7 % à 7,2 %. Assystem cite les coûts de développement au Canada, un effet de levier défavorable en Arabie saoudite et un décalage lié au phasage des contrats. Les frais centraux ont pesé pour 2,1 M€, contre 2,6 M€ un an plus tôt.
Le résultat opérationnel consolidé s'est établi à 17,6 M€, contre une perte opérationnelle de 0,9 M€ au premier semestre 2025. Cet écart s'explique notamment par la charge liée aux paiements en actions, ramenée à 2,6 M€ contre 20,9 M€ un an plus tôt, lors de la mise en place du principal plan d'actions gratuites.
Perte nette liée à Expleo, objectif de marge d'environ 7 % en 2026
Le semestre se solde par une perte nette consolidée de 6,6 M€, contre un bénéfice de 4,3 M€ un an plus tôt. La contribution des sociétés mises en équivalence s'est élevée à -19,1 M€, dont -19,0 M€ au titre de la réévaluation à la juste valeur des obligations convertibles Expleo Group au 30 juin 2026. Les frais financiers nets (3,9 M€ contre 3,4 M€) et une charge d'impôt de 1,2 M€, contre un produit de 1,0 M€ un an plus tôt, ont également pesé.
De son côté, Expleo Group a vu son chiffre d'affaires reculer de 1,2 %, à 644,9 M€, et son EBITDA progresser de 10,3 %, à 53,1 M€, avec une perte ramenée de 45,6 M€ à 24,8 M€. Sa dette nette est passée de 592 M€ fin 2025 à 669 M€, une hausse attribuée à la saisonnalité. L'extension de maturité de ses financements bancaires reporte l'échéance des obligations convertibles au 31 mars 2031.
Chez Assystem, le free cash-flow semestriel ressort à -19,1 M€, contre -14,7 M€, et la dette nette hors IFRS 16 atteint 81,3 M€ au 30 juin, contre 86,2 M€ un an plus tôt et 59,7 M€ fin 2025. Pour l'exercice, le groupe vise désormais une croissance organique d'environ 3 %, contre une fourchette initiale de 2 % à 4 %, et une marge d'EBIT-A d'environ 7 %, sous réserve d'absence de dégradation significative de l'environnement macroéconomique, politique ou géopolitique. Au premier semestre, cette marge s'établissait à 6,4 %.