La biotech française achève la séance du lundi 29 décembre sur une hausse marginale de 0,3%, s'établissant à 122,40 euros, après avoir enregistré une progression spectaculaire de plus de 1 600 % sur l'année 2025. Les volumes d'échanges sont restés contenus avec 0,21 % du capital échangé, traduisant un marché attentiste en cette période de fin d'année. Cette légère correction intervient après une semaine en hausse de 21,2 %, portant la performance trimestrielle à 72,4 % et la progression annuelle à un niveau stratosphérique de 1 619 %. Le titre a touché son seuil de résistance à 122 euros, niveau qu'il n'a pas réussi à franchir durablement lors de cette séance. Sur le plan technique, le RSI à 70 points indique que l'action évolue dans une zone de surachat, suggérant une possible pause après la forte dynamique haussière récente. Le cours se situe largement au-dessus de ses moyennes mobiles, avec un écart de 48,64 euros par rapport à la MM200, confirmant la solidité de la tendance de fond initiée depuis les résultats positifs des essais cliniques de phase III publiés en juillet 2025. Intégration au Nasdaq Biotechnology et spéculations de rachat Le contexte récent demeure marqué par deux catalyseurs majeurs. D'une part, la société a officiellement rejoint l'indice Nasdaq Biotechnology le 22 décembre 2025, renforçant sa visibilité auprès des investisseurs institutionnels internationaux. D'autre part, des spéculations persistent autour d'un possible rachat par le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly, alimentées par des informations de presse évoquant des contacts avec les autorités françaises. Abivax maintient sa politique de non-commentaire face à ces rumeurs de marché. Sur le front des analystes, les recommandations récentes se montrent constructives avec des objectifs de cours échelonnés entre 131 et 142 euros, soit un potentiel de hausse significatif par rapport au niveau actuel. Ces valorisations reflètent les perspectives commerciales d'obefazimod, le candidat-médicament phare de la société dans le traitement de la rectocolite hémorragique, dont les résultats de l'essai de maintenance sur 44 semaines sont attendus au deuxième trimestre 2026. La trésorerie de 589,7 millions d'euros assure quant à elle une autonomie financière jusqu'au quatrième trimestre 2027.