L'action Accor rebondit après deux avis d'analystes opposés
Le titre du groupe hôtelier multimarques repart à la hausse ce vendredi matin, rebondissant après la pression vendeuse enregistrée la veille. Deux avis d'analystes publiés en début de semaine alimentent le regain d'intérêt pour la valeur, même si le titre reste sous ses trois moyennes mobiles.
Un rebond qui ne suffit pas à repasser au-dessus des moyennes mobiles de référence
Accor gagne 2,16 % à 44,96 € en milieu de matinée, après avoir clôturé à 44,01 € la veille. Ce rebond ramène le titre à proximité de son support à 44,01 € sans pour autant corriger l'essentiel de la dégradation technique. Le cours reste en dessous de la MM20 à 45,94 €, de la MM50 à 46,18 € et de la MM200 à 46,00 €, trois niveaux qu'il n'a pas pu franchir sur le trimestre écoulé.
Le RSI à 37 traduit une pression vendeuse qui s'érode sans avoir encore basculé en zone de retournement. La résistance la plus proche reste à 47,47 €, soit un écart de près de 5,6 % au-dessus du cours actuel. Sur trois mois, le titre accuse encore un recul de 10,9 %, ce qui situe le rebond du jour dans un contexte de correction prolongée plutôt que d'une inversion de tendance.
Deux avis d'analystes en deux jours et des paris baissiers en forte hausse en un mois
Du côté des avis d'analystes, Morgan Stanley a relevé son objectif de cours de 55 € à 56 € ce vendredi, tout en maintenant son opinion à « surpondérer ». La veille, Barclays avait de son côté ajusté son objectif à la baisse, de 55 € à 54 €, en conservant également un avis positif. Ces deux révisions en sens opposés reflètent une lecture nuancée du dossier : par rapport au cours actuel, l'objectif de Morgan Stanley offre un potentiel de hausse théorique d'environ 24,6 %, tandis que celui de Barclays ressort à environ 20,1 %. Ce contexte favorable côté analystes contraste avec la dynamique des positions courtes.
Selon les déclarations consultées, trois fonds cumulent 2,60 % du capital vendu à découvert, en hausse de 1,10 point sur trente jours (contre 1,50 % il y a un mois). Cette progression rapide signale une montée de pression sous-jacente sur la valeur : des investisseurs institutionnels se positionnent à la baisse à un rythme inhabituel, ce qui invite à suivre ce point sans en tirer de conclusion définitive sur la direction du titre. Par ailleurs, la séance se déroule dans un marché parisien orienté à la hausse, le CAC 40 gagnant 1,1 % en séance, dans un contexte de tensions persistantes sur les taux souverains français, l'OAT 10 ans s'établissant à 4,90 % au 1er octobre, au plus haut depuis 2002.