L'action Accor reprend 3,32 % malgré un objectif abaissé par Barclays
Le titre du groupe hôtelier s'affiche parmi les hausses notables du CAC 40 ce mercredi, dans un marché parisien en nette progression. Accor évolue à 41,97 euros, soit un gain de 3,32 % par rapport à la clôture de la veille, après plusieurs semaines de repli marqué. Ce sursaut intervient alors que Barclays vient de revoir son objectif de cours sur la valeur.
Un rebond qui ne gomme pas trois mois de recul
En séance, Accor reprend des couleurs avec un cours porté à 41,97 euros, en hausse de 3,32 %. Sur une semaine glissante, le titre affiche un gain de 2,59 %, mais la performance trimestrielle reste lourdement déficitaire, à -12,96 %. Sur un an, la variation est quasi nulle (+0,19 %), signe d'un titre qui peine à dégager une tendance haussière durable.
Sur le plan technique, le cours vient de repasser au-dessus de sa moyenne mobile à 20 jours (41,58 euros), ce qui constitue un premier signal de stabilisation à court terme. Le titre reste toutefois très éloigné de ses moyennes mobiles à 50 et 200 jours, respectivement situées à 45,19 et 44,83 euros, confirmant une dynamique de fond encore fragile. Le RSI, positionné à 40, traduit une zone de faiblesse sans toutefois signaler de survente extrême. Le niveau de support le plus pertinent se situe à 39,50 euros, seuil testé ces dernières semaines.
Le CAC 40 progresse de 2,08 % en séance, à 7 979,73 points, offrant un environnement porteur. D'autres valeurs liées aux services affichent des hausses comparables : Getlink gagne 3,55 % et Sodexo 3,45 %, dans un mouvement de rattrapage assez généralisé sur la cote parisienne.
Barclays maintient sa confiance malgré un objectif abaissé
Dimanche 30 mars, Barclays a actualisé sa recommandation sur Accor, maintenant son avis à « surpondérer » tout en abaissant son objectif de cours de 55 à 53 euros. Malgré cette révision, l'écart entre le cours actuel et la cible de la banque britannique atteint encore environ 26 %, ce qui laisse entrevoir un potentiel de revalorisation significatif selon cette analyse.
Cet ajustement s'inscrit dans un contexte géopolitique tendu, marqué par la flambée du Brent au-delà de 115 dollars le baril lundi, en raison de l'escalade militaire au Moyen-Orient. Pour un groupe hôtelier international comme Accor, dont l'activité repose en partie sur le tourisme et les déplacements d'affaires, une hausse prolongée des coûts énergétiques et une instabilité régionale pourraient peser sur la fréquentation de certains marchés. Le VIX, indice de volatilité, affichait 31,05 points à la clôture de vendredi dernier, en hausse de 13,16 %, reflétant un niveau de stress élevé sur les marchés financiers.