L'action Alstom casse son support à 15,50 € et cède 26 % sur un an
Le constructeur ferroviaire de Saint-Ouen-sur-Seine recule nettement ce mardi, dans un SBF 120 lui-même en repli. Le titre franchit à la baisse un seuil technique surveillé de près, dans un contexte de marché assombri par les anticipations de hausse de taux de la Fed et la flambée des cours du pétrole.
Un support à 15,50 € enfoncé en séance, sur fond de pression baissière persistante
Alstom cède 2 % à 15,47 € en séance, après avoir enfoncé son support à 15,50 €, désormais dépassé à la baisse. Le titre évolue sous sa MM20 (16,09 €) et sa MM50 (16,08 €), avec un écart d'environ 3,9 % sous ces deux moyennes, qui se tassent à des niveaux quasi identiques et signalent une dynamique neutre à court terme. La MM200, à 20,71 €, reste très loin au-dessus, avec un écart de plus de 25 %, illustrant l'ampleur de la tendance baissière engagée sur l'horizon long.
Le RSI à 45 reste en territoire neutre, sans signal d'épuisement vendeur marqué pour l'instant. Sur la semaine, le titre perd 5,12 %, et sur un an, le repli atteint 26,15 %. La prochaine résistance identifiée se situe à 16,93 €, soit un écart d'environ 9,4 % au-dessus du cours actuel.
Des commandes solides mais un contexte de marché qui pèse, et des positions courtes encore élevées
La toile de fond macro pèse sur les valeurs industrielles ce mardi : la Fed est largement attendue en hausse de son taux directeur dès mercredi, et le rendement du Treasury à 10 ans a franchi le seuil de 5 %, au plus haut depuis octobre 2023. Ce resserrement des conditions financières mondiales accentue la prudence sur les actifs risqués, Alstom compris. Côté fondamentaux, les contrats signés récemment (1,2 Md€ avec TransPennine Express au Royaume-Uni et 4,7 Md$ canadiens avec VIA Rail Canada début septembre) témoignent d'un carnet de commandes actif. Lors de la publication des résultats du premier trimestre 2027 le 22 juillet 2026, le groupe avait confirmé ses perspectives pour l'exercice 2026/27, avec une croissance organique visée d'environ 5 % et une marge d'exploitation ajustée attendue autour de 6,5 %.
Sur la base du bénéfice attendu, le titre se paie environ 9,9 fois les bénéfices de l'exercice en cours, selon le consensus des analystes recensés. Par ailleurs, les positions courtes nettes déclarées portent sur 4,48 % du capital, réparties entre cinq fonds, selon les déclarations consultées. Ce niveau, bien qu'en baisse de 0,74 point sur trente jours (contre 5,22 % un mois plus tôt), reste élevé et traduit une persistance des paris baissiers institutionnels sur la valeur, à surveiller dans la durée.