L'action ArcelorMittal gagne 3,46 % à mi-journée sur fond de remontée sectorielle
Le titre ArcelorMittal a bondi de 3,46 % ce mercredi 21 janvier à mi-journée, s'affichant à 43,04 euros, contre 41,60 euros la veille. Cette progression s'inscrit dans une dynamique haussière remarquable pour le sidérurgiste luxembourgeois, avec une envolée de 85,2 % sur un an et un gain de près de 29 % sur trois mois. Les analystes anticipent une amélioration progressive de l'environnement de marché, portée par l'entrée en vigueur du Mécanisme d'ajustement carbone aux frontières en janvier 2026, qui devrait ajouter entre 40 et 70 euros par tonne au prix de l'acier importé.
Des analystes qui relèvent timidement leurs objectifs
Les révisions des analystes sur ArcelorMittal SA restent mesurées. Le 14 janvier, Jefferies a porté son objectif de cours de 36 à 44 euros tout en maintenant sa recommandation à conserver, soit un potentiel de hausse d'environ 2 % par rapport au cours du jour. Goldman Sachs a également rehaussé sa cible de 30 à 36 euros tout en conservant une position neutre, reflétant une valorisation jugée équilibrée. Ces ajustements interviennent alors que Jefferies anticipe un EBITDA de 8,3 milliards d'euros pour 2026 et table sur un prix des bobines d'acier laminé à chaud autour de 750 dollars la tonne en 2026, en hausse de plus de 100 dollars par rapport au creux du troisième trimestre 2025 à 650 dollars.
Ces prévisions s'appuient sur plusieurs facteurs structurels favorables au secteur sidérurgique européen. L'industrie est positionnée pour un rebond significatif en 2026 après avoir touché le fond en 2025, selon Jefferies. Le contexte réglementaire européen, notamment le mécanisme carbone aux frontières, devrait limiter la concurrence des importations à bas coûts et soutenir les marges des producteurs locaux. Les perspectives de résultats annuels 2025, prévus le 6 février prochain, constituent désormais un catalyseur attendu par les investisseurs pour valider ou non ce scénario de redressement.
Une configuration technique qui flirte avec la résistance
Sur le plan graphique, le dossier affiche une configuration favorable mais demande vigilance. Le titre évolue nettement au-dessus de ses moyennes mobiles, avec une MM50 à 37,86 euros et une MM200 à 30,97 euros, signalant une tendance de fond haussière bien établie. Le RSI s'établit à 69, approchant la zone de surachat à 70, ce qui suggère un certain essoufflement potentiel à court terme. L'action évolue dans une configuration qui appelle à la prudence, d'autant que le cours se rapproche de son seuil de résistance à 42,13 euros, désormais franchi.
Le franchissement de ce niveau technique ouvre la voie à de nouveaux sommets, mais expose également le titre à des prises de bénéfices après une hausse aussi spectaculaire. La volatilité d'un mois ressort à 6,60 %, reflétant des mouvements amplifiés dans un contexte de repositionnement sectoriel. Les volumes échangés restent modérés, avec seulement 0,18 % du capital ayant changé de mains ce mercredi, ce qui pourrait fragiliser la solidité du mouvement haussier en l'absence de catalyseurs fondamentaux forts. Les investisseurs surveilleront de près la capacité du titre à consolider au-dessus des 43 euros avant d'envisager une nouvelle impulsion.