L'action BNP Paribas cède 1,5 % et glisse sous ses moyennes mobiles
BNP Paribas accuse le coup ce mardi, repassant sous ses deux premières moyennes mobiles dans un marché parisien déjà orienté à la baisse. La séance s'inscrit dans un contexte tendu pour les valeurs financières, avec une réunion de la BCE attendue jeudi et une hausse de taux d'assurance déjà largement intégrée par les marchés monétaires.
BNP Paribas sous ses moyennes mobiles, au contact d'un support clé à 100,66 €
BNP Paribas cède 1,53 % à 102,94 € en séance, se classant parmi les plus fortes baisses du CAC 40, qui lui-même fléchit de 0,39 %. Le titre évolue désormais en dessous de sa MM20 à 106,98 € (écart de -3,78 %) et de sa MM50 à 105,80 € (écart de -2,70 %), deux seuils dont il avait glissé depuis la phase de correction entamée fin août. La MM200, bien plus basse à 92,41 €, offre un socle de long terme encore confortable, avec un écart positif de plus de 11 %.
Le RSI à 46 reste en zone neutre, sans signal d'épuisement vendeur marqué, tandis que le cours s'approche du support à 100,66 €, soit à moins de 2,2 % des niveaux actuels. Sur un mois, le repli atteint 8,45 %, même si la performance sur trois mois reste solidement positive à près de 10 %, rappelant l'amplitude du rebond enregistré depuis l'été.
Deutsche Bank relève son objectif à 109 € ; BCE et taux en toile de fond pour le secteur
Deutsche Bank a revu ce mardi son avis sur BNP Paribas, relevant son objectif de cours de 106 € à 109 €, tout en maintenant une opinion « conserver ». Au cours actuel de 102,94 €, cet objectif représente un potentiel de hausse d'environ 6 %. Ce réajustement intervient alors que le secteur bancaire fait face à un contexte de taux en évolution : les marchés monétaires anticipent pleinement une hausse de 25 points de base de la BCE jeudi, ce qui porterait le taux de dépôt à 2,5 %. Historiquement, BNP Paribas affiche une sensibilité négative aux taux de crédit à la consommation en zone euro, un paramètre à surveiller si la remontée du Brent (autour de 97 dollars le baril) devait entretenir l'inflation et prolonger le cycle de resserrement monétaire.
L'Euribor 3 mois ressortait à 2,513 % début août, en hausse de 0,48 point sur un an, dans un environnement où l'encours des crédits aux entreprises françaises progresse de 3,5 % sur un an. Selon le consensus des analystes recensés, le titre se paie environ 8,9 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours. La décision de la BCE jeudi constituera le prochain point d'inflexion concret pour l'ensemble du secteur financier européen.